Alimentation : Stop aux produits d’élevages intensifs qui envahissent nos rayons !

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16062021
Poulet, œufs, caséine de lait : les produits issus d’élevages intensifs venus d'Ukraine ne respectent à ce jour aucune des normes européennes sur le bien-être des animaux d’élevage. Pourtant, l'UE est en passe de renégocier son accord d'Association avec l'Ukraine. Objectif : lui permettre d'investir, encore un peu plus, le marché européen. Dans un courrier adressé début juin aux ministres Julien Denormandie et Franck Riester, Welfarm les exhorte à s’opposer à cette décision désastreuse pour les animaux ukrainiens, les consommateurs et éleveurs français.
45 % du poulet consommé en France est importé . L’Ukraine est le premier exportateur de viande de poulets et d’œufs vers l’Union européenne. Il est aussi l’un de ses premiers fournisseurs en caséine, une protéine extraite du lait. Grâce à l’entrée en vigueur d’un Accord d’association avec l’UE en 2016 puis 2017,  l’Ukraine bénéficie en effet de préférences tarifaires : les exportations de poulet ukrainien vers l’UE ont donc triplé entre 2015 et 2019. Celles des œufs ont été multipliées par 7,5. En 2019, l’Ukraine a même profité d’une faille dans cet Accord pour obtenir une hausse des quotas des poitrines de poulet s pouvant entrer sur le marché européen. Les exportations sont ainsi passées de 20 000 à 70 000 tonnes par an. Une victoire pour le géant du poulet ukrainien MHP, bien connu pour ses fermes-usines et dont Welfarm dénonçait en 2019 les mauvaises pratiques dans Libération.
Un Accord très rentable pour l'élevage intensif ukrainien  
Comme si cela ne suffisait pas, l’UE et l’Ukraine annonçaient en février dernier leur intention de renégocier cet Accord afin de faciliter davantage l’entrée des produits ukrainiens au sein du marché unique. Le problème : la législation ukrainienne en matière de bien-être animal est à ce jour bien faible. L’Union Européenne importe donc chaque année des milliers de tonnes de viande de poulet sans rien savoir de leurs conditions de vie : ont-ils accès à la lumière du jour ou même à de la litière ? Quelle est la densité dans les bâtiments ?
L’article 64 de l’Accord d’association prévoyait que l’Ukraine s’aligne, au plus tard en 2019, sur la législation européenne relative à la protection des animaux d’élevage. Certes, l’UE n’est pas exemplaire : une directive de 2007 limite le nombre de poulets de chair en bâtiment à 33kg/m2, soit environ 17 animaux/m2. Hélas, deux dérogations autorisent les éleveurs à monter jusqu’à 23 poulets/m2. Des normes bien légères qui semblent encore trop ambitieuses pour les législateurs ukrainiens. Avec un an de retard, ils ont finalement voté en février dernier un texte bien décevant qui n’entrera en vigueur qu’en 2026...
Poulets, éleveurs, consommateurs : tous lésés par cette libéralisation à outrance 
Les poulets ukrainiens ne verront donc pas leurs conditions de vie s’améliorer avant au moins 5 ans. Les éleveurs européens continueront de subir de plein fouet une concurrence déloyale de la part d’élevages ukrainiens ne respectant pas les mêmes standards qu’eux. Quant aux consommateurs européens, ils trouveront dans leur assiette de plus en plus de produits issus des pires pratiques d’élevage. 90% d’entre eux souhaitent pourtant que les produits importés par l’UE respectent, au moins, les standards européens.
La France assurera dès 2022 la présidence du Conseil de l’UE. Welfarm adresse donc début juin un courrier à Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et à Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Welfarm les exhorte à s’opposer à la renégociation de l’Accord d’association entre l’UE et l’Ukraine. Une demande qui devrait interpeler Julien Denormandie, fervent défenseur du « patriotisme alimentaire ». En mai dernier, le ministre déclarait dans les médias que les cantines scolaires indiqueraient dès cet été l'origine des produits, et qu’« un poulet ukrainien, ce n'est pas la même chose qu'un poulet français. Ces produits importés ne respectent pas les mêmes normes que nous, ils sont souvent moins-disant en termes de qualité ».
Avec sa stratégie « De la ferme à la table », la Commission européenne plaide pour une révision d’une partie de la législation européenne relative à la protection animale. Dans le cadre du pacte vert , l’Union devait également orienter sa Politique commerciale afin d’obtenir des engagements ambitieux de la part de ses partenaires. Welfarm et Eurogroup For Animals mènent actuellement une campagne #NELESOUBLIONSPAS pour s’assurer que ces annonces seront suivies d’effet. Et que la renégociation de l’Accord d’association ne permettra pas à l’Ukraine de s’y soustraire.



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