Société : un sondage sur les relations de couple après les confinements

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29072021
Alors que les experts de l'INED prévoient une « hausse des divorces dans les prochaines années » (Libération , 18 juillet 2021) comme ils l'avaient constaté après la crise financière de 2008, le pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l'Ifop a réalisé une enquête tentant d'évaluer l'ampleur des ruptures conjugales à venir autant que l'évolution des itinéraires conjugaux des Français depuis le premier confinement. Réalisée auprès d'un échantillon national représentatif de taille conséquente (3 000 personnes âgées de 18 à 69 ans), cette étude montre que derrière la relative stabilité de la situation conjugale des Français observée depuis mars 2020, un certain attentisme pourrait laisser augurer une hausse notable des désunions lorsque la crise sera finie.
LES CHIFFRES CLÉS
1 - La crise du Covid a ébranlé nombre de relations de couple...
Une personne sur quatre en couple (27%) admet avoir eu envie de rompre avec son conjoint au cours des périodes de confinement et/ou couvre-feux successifs imposés depuis mars 2020, sachant que cette tentation a particulièrement affecté les « jeunes » couples (50% des moins de 30 ans, contre 14% des plus de 60 ans), les plus précaires économiquement ou financièrement - 46% des hommes ayant un revenu mensuel net par individu inférieur à 900 € (contre 21% chez ceux gagnant plus de 2500 €) ont eu envie de rompre, tout comme 35% des ouvrières (contre à peine 23% des cadres) - ainsi que les Français des grandes métropoles qui, comme ceux de l'agglomération parisienne (32%), vivent généralement dans des logements plus exigus qu'en milieu rural (24%).
2 - ...notamment à cause d'un manque de communication
Si la dégradation d'une relation de couple est généralement un phénomène multi-causal, force est de constater que certains facteurs ont contribué plus que d'autres à la fragilisation des relations vécue depuis le premier confinement, et que leur impact s'avère très genré... Pour les femmes ayant le sentiment que les confinements ont distendu leur relation de couple, c'est le manque de communication qui arrive en tête (70%) - devant la mésentente sexuelle (64%) ou le stress lié au travail (59%) - alors que chez les hommes, ce sont les différences de besoins sexuels (67%) qui ont le plus joué, loin devant d'autres problèmes comme le stress lié au travail, le manque de temps passé à deux, les désaccords liés à l'argent ou le manque de communication (54 à 58%).
3 - Dans le contexte de crise, la tendance a toutefois été plutôt à la stabilité conjugale, sauf chez les jeunes
Si l'envie de rompre a traversé l'esprit de nombre de couples au cours des confinements et couvre-feux successifs, ils sont loin d'être tous passés à l'acte au regard de la grande stabilité des itinéraires conjugaux des Français entre le début du premier confinement (17 mars 2020) et la fin du troisième (19 mai 2021) : 89% des individus âgés de 18 à 69 ans ont exactement la même situation conjugale qu'avant le premier confinement. Cependant, dans les jeunes générations, les unions ont été beaucoup plus souvent rompues ou renouvelées : 20% des jeunes de moins de 25 ans n'ont plus la même situation conjugale qu'en mars 2020, dont 7% qui sont désormais seuls alors qu'ils étaient en couple, 7% qui se sont mis en couple alors qu'ils étaient seuls et 6% qui ont un partenaire différent qu'avant le premier « lockdown ».
4 - ... mais nombre de ruptures ou de divorces semblent reportés à l'après-crise sanitaire
Si cette envie de rompre semble pour beaucoup être restée au stade de l'intention, un certain nombre de personnes en couple n'en exprime pas moins le souhait de passer à l'acte une fois la crise sanitaire passée : 12% des de personnes en couple souhaitent prendre leurs distances avec leur partenaire à l'issue de la crise, dont 4% de manière définitive. Et si l'on procède à une extrapolation de ce pourcentage sur la base des 28 millions de personnes âgées de 18 à 69 ans actuellement en couple (RP2018), ce risque de rupture concernerait au minimum un million de couples. Mais ce risque de séparation n'affecte pas toutes les tranches de la population de la même façon... Très logiquement, l'envie de rompre émane surtout des personnes dont la relation a été affectée le plus négativement par les confinements, à savoir les jeunes de moins de 30 ans - notamment les hommes (23%) - les habitants des grandes agglomérations (16% des habitants en agglomération parisienne) et les personnes aux revenus les plus modestes (ex : 26% des hommes ayant un revenu mensuel net par individu inférieur à 900 €).
5 - ... notamment pour les personnes se sentant « physiquement » avantagées sur le marché de la rencontre
Cependant, l'analyse détaillée des résultats met aussi en lumière l'importance du capital physico-esthétique dans la tentation d'un retour au célibat, signe que la capacité à séduire d'autres potentiels partenaires est un critère déterminant dans la volonté de revenir sur le marché matrimonial ou sexuel. En effet, l'envie de rompre après la crise s'avère particulièrement forte (30%) chez les hommes et les femmes se trouvant très beaux/belles (contre à 13% des personnes ne se trouvant pas belles). De même, la proportion d'hommes voulant prendre leurs distances avec leur partenaire actuel à l'issue de la crise liée au COVID est plus forte chez ceux affichant une corpulence correspondant aux normes esthétiques dominantes : 26% chez ceux ayant un indice de masse corporelle inférieur à la normale, contre 14% en moyenne dans la gent masculine.

 
Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l'Ifop
La relative stabilité des itinéraires conjugaux observée depuis mars 2020 ne doit pas occulter l'impact négatif que les confinements ou couvre-feux successifs ont pu avoir sur la vie de couple des Français, en particulier des plus jeunes qui, pour beaucoup, ont vécu leur première expérience de vie conjugale constante et intense. Pour nombre de Français, les conditions de vie imposées par la crise sanitaire - notamment la forte promiscuité ou la présence constante du partenaire - ont en effet accentué les difficultés préexistantes, faisant de ces huis clos une véritable épreuve pour leur couple au point d'envisager de rompre avec leur conjoint. L'absence de passage à l'acte est symptomatique d'un certain attentisme, somme toute classique en période de crise (ex : guerre, crise économique), qui tient sans doute à la crainte de la solitude - notamment dans les conditions d'isolement et de rencontre imposées par le Covid-19 - mais aussi à des raisons pratiques (ex : logement, école des enfants...) et financières : une séparation, qu'il s'agisse d'un divorce, d'une rupture de Pacs ou d'une rupture d'union libre, se traduisant généralement par une baisse du niveau de vie pour les ex-conjoints. Ainsi, s'il s'avère hasardeux de pronostiquer un « divorce boom » à l'issue immédiate de la crise, il est probable qu'on assiste alors à une hausse significative des désunions lorsque le contexte sanitaire et économique rendra plus facile les ruptures conjugales.
«Étude Ifop pour YesWebloom.com réalisée par questionnaire auto-administré en ligne 7 au 10 mai 2021 auprès d'un échantillon de 3 003 personnes, représentatif de la population âgée de 18 à 69 ans résidant en France métropolitaine»

LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS DE L'ENQUETE

I - LES CONFINEMENTS ET COUVRE-FEUX SUCCESSIFS ONT CONDUIT NOMBRE DE FRANÇAIS A REMETTRE LEUR RELATION EN QUESTION
Depuis mars 2020, les couples français n'ont jamais passé autant de temps ensemble. On observe de fortes conséquences sur la santé des couples de ce repli sur "soi et l'autre" : plus d'un quart des hommes Français en couple (28%) et un quart des femmes (25%) déclarent avoir eu envie de rompre.
L'âge, le genre et l'orientation sexuelle ont un impact important sur la fragilisation de la relation de couple...


  • Les jeunes sont la population la plus marquée par l'envie de changement. En particulier, les hommes de moins de 30 ans : ils sont un sur deux (50%) à avoir eu l'intention de rompre avec leur partenaire depuis le début de la crise du COVID-19. Cette proportion est près de 20 points supérieure à celle des femmes de moins de 30 ans (31%), ce qui démontre un plus grand attachement des femmes de cet âge-là à leur stabilité conjugale.
  • L'avancée en âge semble avoir un effet important sur le désir de stabilité et la pérennité des relations de couple. En effet, l'intention de rompre décroît avec l'âge, chez les hommes comme chez les femmes: 37% des hommes de 30 à 39 ans ont eu envie de rompre, une proportion qui chute à 27% des hommes de 40 à 49 ans, et à 16% des hommes de 50 ans et plus.
  • Chez les femmes la diminution de l'intention de rompre en fonction de l'âge est moins nette, avec 29% des femmes de 30 à 39 ans, 27% des femmes de 40 à 49 ans, et à 19% des femmes de 50 ans et plus. On constate cependant des trajectoires croisées sur l'envie de rompre par genre en fonction de l'âge : plus les couples avancent en âge, plus l'envie de rompre des femmes tend à dépasser celle des hommes.
  • Ce sont les couples homosexuels et bisexuels qui souffrent le plus de la crise du COVID-19 : 40% des hommes et 50% des femmes homo ou bi déclarent avoir eu envie de rompre depuis mars 2020. Une volatilité beaucoup plus marquée que chez les couples hétérosexuels, chez qui environ un quart ont eu l'intention de rompre (27% des hommes et 24% des femmes).

Mais la situation financière et le mode de cohabitation jouent également un rôle déterminant...


  • Chez les Français(es) en couple ne partageant pas la même adresse, le désir de rompre est plus élevées que chez ceux qui vivent ensemble, touchant 37% des hommes et 32% des femmes. Cela peut s'expliquer en partie par des couples plus récents et moins engagés l'un envers l'autre, que les périodes de séparation "forcée" ont fragilisé.
  • La crise du COVID-19 met en lumière l'impact des conditions financières sur la stabilité conjugale : moins les revenus sont hauts, plus les couples ont, en général, eu l'intention de rompre. Plus de deux fois plus d'hommes ayant des revenus de moins de 900 euros net/mois (46%) ont eu envie de rompre que ceux gagnant plus de 2500 euros (21%). Sans surprise, l'aisance matérielle semble faciliter l'entente conjugale, tandis que la précarité financière contribue à faire exploser les réalités les moins dorées.

II - DES COUPLES FRAGILISÉS NOTAMMENT A CAUSE D'UN MANQUE D'ENTENTE SEXUELLE, D'UN DÉFICIT DE COMMUNICATION ET DU STRESS LIÉ AU TRAVAIL
Le temps passé "ensemble" physiquement durant ces mois de confinement ne débouche pas nécessairement sur une amélioration de la communication chez les couples : le manque de communication (68%) arrive en tête des raisons qui ont contribué le plus négativement à la qualité des relations de couple chez les personnes ayant eu l'intention de rompre pendant l'année du COVID-19.

Un « gender gap » très net dans la perception de motifs d'éloignement des conjoints

On observe une différence de genre notoire quant à l'importance du manque de communication dans la dégradation de la relation de couple :


  • La gent féminine souffre beaucoup plus du manque de communication avec leur partenaire que les hommes : 70% des femmes ayant eu l'intention de rompre citent ce facteur comme contribuant négativement à leur relation, soit près de 20 points de plus que les hommes (54%). Dans le même ordre d'idée, le manque de temps passé à deux est cité par 56% des Français (55% des hommes et 58% des femmes) comme ayant eu des conséquences négatives sur leur relation. Tout comme le manque de communication, cela tend à démontrer que la promiscuité imposée par les confinements n'a pas toujours pour effet de rapprocher les couples, mais peut au contraire remettre en question leur équilibre.
  • En deuxième place des facteurs ayant contribué le plus négativement à la qualité des relations de couple pendant les confinements successifs arrive la sexualité. Encore une fois, proximité ne veut pas dire intimité, et pour beaucoup, le fait d'être confinés ne semble pas avoir eu d'effet aphrodisiaque : 66% des Français(e)s ayant eu l'envie de rompre depuis le premier confinement citent des différences de besoins ou d'attentes sexuelles comme un facteur ayant impacté négativement leur relation. Les hommes sont un peu plus à même de citer cette source de mécontentement au sein des couples (67% vs 64% des femmes).
  • L'impact du COVID-19 sur la relation au travail a également eu un rôle à jouer sur l'équilibre conjugal des Français. Près de six français sur dix ayant eu l'intention de rompre (59%) citent le stress lié au travail comme un facteur qui a détérioré leur relation de couple ces derniers mois. Le télétravail, les changements d'organisation et l'incertitude pesant sur la situation professionnelle de nombreux Français pendant les crises successives liées au COVID-19 ont mis de nombreux couples à l'épreuve. Cet impact n'a pu être que renforcé par l'effacement de la "frontière" entre vie professionnelle et vie conjugale amenée par les confinements.
  • L'équilibre des "couples-parents" a également été mis à mal par l'année des 3 confinements. Chez les couples qui ont des enfants ayant eu l'intention de rompre avec leur partenaire, plus de la moitié (53%) invoquent le fait d'avoir des enfants comme un élément qui a contribué négativement à leur relation au cours des 12 derniers mois. La présence des enfants au domicile en continu, l'école à la maison, et la multiplication des tâches parentales et domestiques qui en découlent ont exacerbé la pression sur les couples vivant avec leur progéniture, et eu un impact déterminant sur leur bien-être.

Une perception très genrée des motifs d'éloignement des conjoints

Pour une moitié de Français(e)s ayant eu envie de rompre pendant cette année placée sous le signe du COVID-19, on retrouve en cause des sujets de contentieux "classiques" chez les couples :


  • les désaccords au sujet de l'argent, cités par 50% des Français(e)s ayant eu l'intention de rompre. Cela met en lumière les changements amenés par la crise du COVID-19 sur la situation financière de nombreux foyers, qui ont pu accentuer les tensions liées à ce sujet au sein des couples.
  • une répartition peu équitable des tâches ménagères (cité par 49% des Français(e)s ayant eu l'intention de rompre). Il est intéressant de noter que ce facteur est cité autant par les hommes (49%) que par les femmes (48%). Les confinements et le fait d'être tous les deux à la maison "à plein temps" pourraient avoir eu un impact à la fois sur la répartition des tâches ménagères et sur la perception d'une répartition "équitable" de ces tâches, redistribuant certaines cartes et modifiant les termes du débat.
  • des problèmes avec les amis et/ou la famille du partenaire (48%) : la distanciation imposée par les confinements successifs semble avoir rendu les relations avec le "2ème" cercle plus compliquée chez certains couples.

Au total, on retient que le COVID-19 et les confinements successifs ont pu exercé une pression supplémentaire sur les individus, notamment liée au travail et à la présence des enfants. En outre, ces confinements ont pu cristalliser les tensions préexistantes sur certains sujets (finances, répartition des tâches ménagères, relations avec les proches) au sein des couples.

 
III - MALGRÉ LES ENVIES DE SEPARATION, DES PARCOURS CONJUGAUX GLOBALEMENT STABLES DEPUIS LE PREMIER CONFINEMENT A L'EXCEPTION DES JEUNES
La crise du Covid-19 a mis au jour un paradoxe chez les Français en couple : s'ils sont nombreux à avoir envisagé de quitter leur partenaire, peu ont franchi le cap de la séparation, la faute à une période de grande incertitude économique et sociale où le couple est vécu comme un point d'ancrage. Ainsi, seulement 1 Français sur 10 (11%) a vécu un changement de situation conjugale depuis le 1er confinement, avec seulement 8% des Français qui ont traversé une séparation.

  • Une frilosité moins sensible chez les moins de 25 ans en couple qui ont continué à voir évoluer leurs relations : la proportion de changement de situation conjugale s'envole à 20%, pour 13% de séparations.
  • Un écart significatif entre les hommes et les femmes s'exprime d'ailleurs dans la population jeune : seulement 37% des hommes de moins 25 ans étaient en couple avec la même personne avant le premier confinement (mars 2020) et à la fin du troisième (mai 2021), contre 50% des femmes de moins de 25 ans.
  • L'impact de la crise du Covid sur le couple revêt également une dimension sociale, la vie conjugale des hommes chômeurs ayant été particulièrement impactée. Ils sont 18% à avoir changé de situation conjugale depuis le 1er confinement, dont 13% à avoir vécu une séparation. Plus frappant encore, 50% des hommes chômeurs sont seuls à la sortie du troisième confinement et l'étaient déjà avant le premier confinement, contre 28% de la population française. Quand la précarité professionnelle s'ajoute à la distanciation sociale, l'impact est lourd sur la capacité à faire des rencontres amoureuses.

IV - UNE STABILITE QUI S'APPARENTE A UN COMPTE A REBOURS POUR AU MOINS UN MILLION DE COUPLES
Avec plus d'un français sur 10 (12%) qui veut prendre ses distances avec son partenaire à l'issue de la crise du Covid-19 (dont 4% de manière définitive). Et si l'on procède à une extrapolation de ce pourcentage sur la base des 28 millions de personnes âgées de 18 à 69 ans actuellement en couple (RP2018), ce risque de rupture concernerait au minimum un million de couples.


  • Le contexte des confinements successifs a mis les couples à l'épreuve. Ils ont passé plus de temps ensemble que jamais, et pour ceux qui ont souffert de cette promiscuité, l'incertitude économique et sanitaire les a empêchés de mettre en œuvre leur volonté de se séparer. Le genre et l'âge occupent une place prépondérante dans la volonté de mettre un terme à sa relation : 14% des hommes déclarent vouloir prendre leurs distances, contre seulement 10% de femmes. Les hommes sont donc largement plus enclins à faire leurs valises, en particulier les hommes jeunes (26% des moins de 30 ans).

*Estimation sur la base du nombre de personnes en couples au dernier recensement (environ 28 millions de personnes âgées de 18 à 69 ans en 2018 - RP2018)

La valeur perçue sur le marché de la rencontre entre aussi fortement en jeu dans la volonté de quitter son/sa partenaire : les hommes ayant une très bonne opinion de leur physique sont près de 4 sur 10 à souhaiter prendre leurs distances à la fin de crise Covid (38%). Un phénomène constaté également chez la gent féminine, avec près d'une femme sur cinq (19%) ayant une très bonne opinion de son physique qui souhaite prendre ses distances. C'est deux fois moins que les hommes, mais deux fois plus que l'ensemble des femmes (10%). Quand la beauté donne des envies d'ailleurs...


  • Les conditions de vie dans lesquelles le confinement s'est déroulé impactent directement la volonté des personnes en couple de se séparer. Ainsi les couples des catégories les plus modestes ont davantage souffert que les couples plus aisés. Chez les hommes, 13% des Français ayant des revenus mensuels nets supérieurs à 2500 souhaitent se séparer de leur conjoint à l'issue de la crise, là où la proportion double (26%) chez les Français aux revenus mensuels nets inférieurs à 900. Dans un contexte où les classes populaires ont déjà été les plus exposées au virus pendant les périodes de confinement (impossibilité de télétravail, obligation d'assurer les services essentiels), cette réalité sociale indique à quel point les populations les moins favorisées vont continuer à payer le plus lourd tribut à la crise sanitaire.
  • La facilité à faire de nouvelles rencontres amoureuses joue également un rôle dans la volonté de prendre ses distances. Vivant dans la région qui offre la plus grande concentration de célibataires en France, les habitants de l'agglomération parisienne ont beaucoup plus tendance à vouloir prendre leurs distances avec leurs partenaires que leurs compatriotes provinciaux (18% des hommes et 14% des femmes résidant en région parisienne vs 13% et 10% résidant en communes urbaines de province).
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