Lyon : une émission sur la pollution du site Arkema de Pierre Bénite crée la polémique

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11052022
"Dans la banlieue de Lyon, la ville de Pierre-Bénite est gravement contaminée par des polluants "éternels" rejetés par l'usine Arkema..." Ainsi commence la présentation de l'émission "Vert de rage", réalisée en collaboration avec "Envoyé spécial"
 Lyon : une émission sur la pollution du site Arkema de Pierre Bénite crée la polémique  Lyon_a10
L'équipe a réalisé plusieurs prélèvements de sol, d'air, d'eau et de lait maternel autour de deux usines de Pierre-Bénite, dans la métropole de Lyon. Les résultats, analysés par un spécialiste néerlandais, concluent à une grave pollution aux perfluorés, des polluants toxiques éternels dangereux pour la santé.
Le constat est sans appel. Une partie de la ville de Pierre-Bénite (métropole de Lyon), où se trouve une usine chimique Arkema, est "gravement contaminée par les perfluorés (PFAS)", des polluants toxiques aux effets aussi graves que variés sur la santé. 
C'est l'analyse, présentée mardi 10 mai, du professeur de chimie néerlandais Jacob de Boer au terme d'une campagne de prélèvements d'air, de sol, de lait maternel, d'eau du Rhône et d'eau potable réalisée par le journaliste Martin Boudot pour l'émission "Vert de rage" sur France 5, en collaboration avec "Envoyé spécial" dans un numéro diffusé jeudi 12 mai sur France 2.
Le professeur de l'université libre d'Amsterdam recommande "la fermeture et l'assainissement de certaines zones telles que le stade et un meilleur nettoyage de l'eau potable", ainsi qu'un arrêt des rejets de PFAS.
Des analyses alarmantes autour du site industriel
La chaîne publique France télévision explique qu'à Pierre-Bénite, l'usine Arkema, qui a connu différents propriétaires, a utilisé depuis les années 1960 et jusqu'en 2016 du PFOA. Ce composant perfluoré cancérogène, dont la toxicité est décrite par l'Institut national de recherche et de sécurité, est interdit depuis 2020 dans l'Union européenne. D'autres PFAS, comme le PFNA et le 6:2 FTS, ont été ou sont encore utilisés sur le site de Pierre-Bénite. Dans cette même zone industrielle, une usine Daikin, installée en 2002, fait appel à du PFHxA pour produire ses caoutchoucs synthétiques.
"La contamination aux perfluorés est planétaire et particulièrement en Europe. Nous avons découvert des effets dramatiques de ces polluants sur l'environnement et les êtres humains."

Jacob de Boer, professeur de chimie 

à "Vert de rage"
Des produits retrouvés en quantité alarmantes dans l'environnement du site industriel. Dans l'air, dans les sols, dans les eaux rejetées par l'usine dans le Rhône...
L'usine Arkema rejette ses eaux directement dans le Rhône. (PLTV)
Tous les échantillons d'eau du robinet dépassent les normes européennes qui doivent bientôt entrer en vigueur en France. Pour le professeur De Boer, cette situation, en particulier sur l'eau potable, "nécessite une attention immédiate des autorités".
La ministre plaide pour une interdiction des PFAS
Les analyses sont si alarmantes que la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a souhaité réagir en personne. "Quand vous nous avez dit que vous aviez fait ces prélèvements, tout de suite, nous avons diligenté une enquête sur cette entreprise", explique-t-elle au journaliste, en précisant que ce travail est "en cours". Pour la ministre, il faut une "interdiction très rapide de la famille des PFAS au niveau européen". Elle s'engage également à "mettre en place des normes", notamment sur la potabilité de l'eau.
Contactée par les équipes de France Télévisions, l'usine Arkema minimise sa responsabilité. "Certains additifs perfluorés dont il est majoritairement question dans votre e-mail nous semblent concerner d'anciennes activités sur la plateforme, différentes de la production actuelle du site de Pierre-Bénite, et peuvent provenir de multiples autres sources sans rapport avec l'activité industrielle de la plateforme", répond l'entreprise à l'émission. 
Avant la diffusion de l'enquête complète de "Vert de rage", une version courte sera proposée jeudi 12 mai dans le magazine "Envoyé Spécial".
Source : France tv info






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Admin
Cabinet du Préfet de la Région Auvergne Rhône-Alpes
Lyon, le 13 mai 2022 (après la diffusion de l'émission - ndlr)

Suite à la publication d’une enquête journalistique indiquant la présence de PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) aux alentours de la plate-forme industrielle de Pierre Bénite, les services de l’État ont déployé plusieurs actions complémentaires relatives à la présence de ces substances dans ce secteur, comme ils s’y étaient engagés. Des contrôles des eaux du Rhône et des rejets des industriels Arkema et Daikin, dont certains inopinés, sont réalisés par la DREAL, avec l’appui de laboratoires agréés, depuis mars dernier. 
Les premiers résultats d’analyses d’une partie des rejets incriminés montrent que les concentrations en 6:2 FTS (acide-2-perfluorhexylethane-1-sulfonique, qui est le principal PFAS utilisé par l’exploitant) dans les rejets aqueux du site Arkema sont du même ordre de grandeur que celles présentées par l’enquête journalistique. Néanmoins la DREAL ne dispose pas de la méthodologie détaillée utilisée lors de cette enquête, qui mérite d’être expertisée. Elle est en attente des prochains résultats des contrôles qu’elle a diligentés. Ils seront rendus publics au fur et à mesure de leur interprétation et de leur validation. 
Par ailleurs, le préfet de région signera et publiera prochainement des arrêtés prescrivant une surveillance renforcée des PFAS dans les process des usines Arkema et Daikin et leurs rejets liquides, avec une transmission périodique des bilans à l’inspection des installations classées. Ces arrêtés permettront de mieux comprendre les flux de substances et donc de mieux lutter contre les contaminations.
Une phase contradictoire préalable, prévue par la réglementation, est en cours. 
À une échelle plus large, les services de l’État préparent la déclinaison pour juin 2022, sur le bassin Rhône-Méditerranée, de l’arrêté du 26 avril 2022 du ministère de la Transition écologique complétant les substances dangereuses à surveiller dans les masses d’eau (dont les PFAS). Le réseau de contrôle compte plus de 420 stations sur le bassin, permettant de surveiller l’état qualitatif et quantitatif de l’eau de surface, des sédiments et des nappes souterraines. 
Sans attendre cette évolution réglementaire récente, des campagnes de mesure de 14 PFAS (dont leurs produits de dégradation PFOA et PFOS) sont menées à titre expérimental depuis 2017. Elles ont permis de détecter au moins une fois une partie de ces composés, dans plus de la moitié des stations de contrôles du bassin, principalement dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA au niveau des zones urbaines et industrielles. 
Les services de l’État sont mobilisés pour faire baisser ces substances dans les milieux aquatiques, notamment dans le nouveau Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) de mars 2022, qui cible particulièrement les territoires les plus émetteurs du bassin tels que la vallée de la chimie. 
LYFtvForum
Réaction de la Préfecture
"Une réunion publique s’est tenue ce soir à la maison de l’environnement de Lyon au sujet de la présence de substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (ou PFAS) aux alentours de plusieurs sites industriels se situant sur le territoire de la commune de Pierre-Bénite. 
Les PFAS sont des produits chimiques synthétiques. Il en existe des milliers. Fabriquées depuis les années 1950, elles sont utilisées dans de nombreuses applications industrielles et produits de consommation courante pour leurs propriétés imperméabilisantes, ignifuges, antiadhésives… On peut les retrouver par exemple dans les poêles, les mousses isolantes ou le fart à skis. Les PFAS se dégradent très peu, il est donc possible d’en retrouver trace dans l’environnement. Comme beaucoup de substances chimiques, même simples, elles peuvent présenter un risque pour la santé, généralement dans le cas d’une exposition répétée et à long terme. Cependant, toutes les substances de la famille des PFAS ne présentent pas les mêmes risques. Certaines sont interdites et d’autres sont en cours d’interdiction au niveau européen. Ainsi, la stratégie européenne sur les produits chimiques prévoit de restreindre, via le règlement REACH et grâce au soutien français, les usages des PFAS aux seuls usages essentiels pour la société. Enfin, pour améliorer les connaissances et les compétences en évaluation des risques liés aux substances chimiques, le partenariat européen pour l’évaluation des risques liés aux substances chimiques (PARC) sera lancé dans les prochains jours, avec un budget de 400 millions d’euros et une mobilisation d’ampleur inédite. 
Les services de l’Etat (DREAL) contrôlent régulièrement les sites d’Arkema et Daikin sur la plateforme industrielle de Pierre-Bénite, au titre de la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), dont les rejets de perfluorés sont l’objet de la réunion publique qui s’est tenue ce jour. 
Le site d’Arkema, classé Seveso seuil haut (au titre des risques accidentels), a été inspecté 11 fois en 2020 et 12 fois en 2021. Les inspections ont porté sur une grande diversité de points de contrôle, relevant à la fois des risques accidentels (études de dangers…) et des risques chroniques (pollutions). Le site de Daikin (non Seveso, mais soumis au régime de l’autorisation) a lui été inspecté deux fois en 2020. 
À ce jour, les rejets des trois perfluorés utilisés par les deux sites concernés ne sont pas réglementés. Toutefois, des contrôles récents concernant les PFAS ont été réalisés par la DREAL et des laboratoires agréés :
• un contrôle inopiné des points de rejets d’Arkema le 28 avril 2022, à la suite d'un autre contrôle le 23 mars 2022 ; 
• un contrôle des eaux du Rhône et du canal usinier le 5 mai 2022 ; 
• un contrôle des rejets de Daikin est programmé très prochainement. 
Les services de l’État prennent très au sérieux les risques liés aux rejets des industriels qu’ils contrôlent, et n'ont de cesse de les faire diminuer. À ce titre, ils vont mettre en place très prochainement une surveillance approfondie des rejets de perfluorés. 
Sur la base de cette surveillance, dont les résultats pourront être comparés à ceux de l’étude présentée lors de la réunion publique de ce soir quand celle-ci sera transmise dans le détail à l’administration, l’inspection des installations classées se rendra auprès de chaque exploitant et s’attachera à encadrer les rejets des substances concernées. 
Les risques sanitaires liés aux concentrations de PFAS mesurées feront l’objet d’une attention particulière du Ministère de la Santé. Enfin, les services du ministère de la Transition écologique, en lien avec les services du ministère des Solidarités et de la Santé et plus particulièrement l'ANSES, vont engager un travail plus général sur les pollutions liées aux PFAS, afin de préciser l'état des lieux, de mieux comprendre et combattre ces pollutions."
Cabinet du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes
LYFtvForum
Réaction de Bruno Bernard, Président écologiste de Lyon Métropole : 
Alertée par une étude réalisée sur la présence de perfluorés (1) dans l’air, l’eau et le sol sur la commune de Pierre-Bénite et alentours, la Métropole de Lyon réagit sur les résultats présentés ce soir lors d’une réunion publique organisée à la Maison de l’Environnement en présence d’associations locales et des habitants.
« La Métropole de Lyon, favorable à la transparence de l’information, a eu connaissance de cette enquête fortement utile pour nos concitoyens. Celle-ci nous informe sur les concentrations élevées de perfluorés dans l’air, l’eau et les sols dans une commune de notre territoire. Ce constat,  préoccupant pour la santé des habitantes et habitants de notre métropole, nous alerte sur les pollutions chimiques liées aux activités passées et présentes dans la Vallée de la Chimie. Dès le début de notre mandat, nous nous sommes attaqués aux pollutions générées par les activités humaines afin de réduire leur présence » souligne Bruno Bernard, Président de la Métropole de Lyon.
Afin d’agir vite sur les pollutions chimiques, le nouvel exécutif a pris, dès son arrivée en juillet 2020, plusieurs mesures afin de réduire la pollution de l’environnement sur son territoire :
-          La signature le 8 décembre dernier avec 15 communes du territoire de la Charte d’engagement Villes et Territoires « sans perturbateur endocrinien » afin de réduire l’exposition de la population, notamment des enfants et des femmes enceintes, à ces substances qui interfèrent avec le système hormonal ;
-          L’accompagnement des industriels du territoire dans leur transition écologique, notamment dans la réduction de leurs émissions, à travers par exemple :
- la création d’un fonds d’amorçage industriel de 80 millions d’euros destiné à soutenir des projets en faveur d’une industrie plus vertueuse,
- la création d’un « Manifeste pour une industrie qui se transforme et s’engage pour l’environnement » signée par plus de 120 entreprises industrielles du territoire. 
La réduction des pollutions chimiques dans l’eau potable grâce à l’élaboration d’une politique volontariste visant à réduire les activités polluantes industrielles et agricoles dans les aires d’alimentation de nos champs captants.
«La lutte contre le fléau sanitaire des pollutions industrielles doit avant tout passer par l‘élargissement des normes et des réglementations nationales et européennes et un renforcement des contrôles que nous appelons de nos vœux de façon urgente» ajoute Bruno Bernard.
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