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8 résultats trouvés pour Lyon

par LYFtv-Environnement
le Mar 23 Juin 2020 - 14:14
 
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Sujet: Les écologistes en campagne dans le 5e et 9e de Lyon et la circonscription Lyon Ouest !
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Les écologistes en campagne dans le 5e et 9e de Lyon et la circonscription Lyon Ouest !

La circonscription Ouest est une porte d'entrée dans Lyon et concentre les axes clefs du programme des écologistes : Mobilité, éducation, économie, etc. 
Souhaitant offrir une alternative véritablement écologiste et solidaire, Nadine Georgel – candidate tête de liste du 5e arrondissement - promet de libérer les Lyonnais.es du 5ème de la voiture, de renforcer les liens sociaux entre habitant.e.s et de faire de cet arrondissement riche en espaces naturels (notamment la Colline de Fourvière) un exemple de la préservation de la biodiversité. Ceci grâce aux initiatives Territoire Zéro Déchet via l’installation de composteurs dans les copropriétés et les espaces publics. 
Elle et son équipe promettent d'assurer également la sécurité des personnes vulnérables. Un humanisme qui passe par l’inclusion vers les aînés et les enfants. Quelque soit leur héritage, leurs origines, qu’ils.elles vivent à Saint Georges, à Trion, à Fourvière, à Ménival. 
Dans le 5e arrondissement, une liste ancrée dans le territoire 
L'équipe du 5e se dit consciente de la réalité économique. Composée de salariés, d'artisans, d'entrepreneurs et de professions libérales, la liste se retrouve sur le fait que la transition écologique est une opportunité ! Les femmes et les hommes qui la composent sont également engagé.e.s dans la préservation des ressources de l'arrondissement avec comme objectifs : la volonté à développer les énergies renouvelables, promouvoir une consommation durable et multiplier les composteurs. 
Renforcer les liens humains : une priorité dans le 5e 
Dans le 5e arrondissement, nous ferons du renforcement des liens humains et sociaux une priorité. Pour que le handicap, l’avancée en âge, la pauvreté, la vulnérabilité et l’exil ne soient plus synonymes d’isolement.  
Le 9e est un arrondissement en pleine mutation, qui a su se transformer et se réinventer au cours de l’histoire.
À l’image de Vaise, de l’Industrie et bien sûr de la Duchère. Il comprend le quatrième parc de Lyon, celui du Vallon, et la forêt en ville dans les balmes qu'il partage avec le 5e. Avec la Saône comme fil conducteur, l’arrondissement possède aussi de nombreux ruisseaux et des réservoirs de biodiversité comme le parc de la Cressonnière. Son patrimoine historique, industriel et urbain est remarquable et il a déjà toutes les cartes en main pour devenir le symbole d’une transition écologique réussie. 
La mobilité est un enjeu fort du 9e. 
La pollution et la congestion quotidienne des grands axes de circulation comme la rue Marietton seront améliorées en proposant d’avantages d’alternatives à la voiture et en éloignant le trafic de transit. La demande en écoles est également importante et il nous faudra y répondre avec le lancement dès le début du mandat de la construction de deux nouvelles écoles. Les écoles actuelles seront rénovées pour offrir des conditions d’enseignement dignes pour les enfants et les enseignants, et les adapter aux nouvelles conditions climatiques. 
La candidature écologiste dans le 9e rassemble des citoyen.ne.s décidé.e.s à franchir le pas de l’implication en politique face à l’urgence écologique. Issu.e.s de la société civile et pour beaucoup du mouvement climat, ces municipales sont pour nous l’occasion de passer de l’indignation à l’action pour proposer une autre vision de Lyon
Au deuxième tour, cette liste s’est alliée avec les listes de Lyon en Commun et de la Gauche Unie. "Ils nous amènent leurs expériences et leurs sensibilités et renforcent encore notre équipe et notre programme, social et écologique pour toutes et tous. Un nouveau souffle qui porte un projet pour : pour le climat, pour la justice sociale, pour un futur désirable". 
Dans le 9e arrondissement, 46 ans séparent les deux têtes de liste : l’Écologiste Camille Augey et l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb se retrouvent pour un face-à-face très attendu. Et si la jeune femme, issue de la société civile et en ballottage favorable, était le symbole du renouveau dans ce fief longtemps acquis à l’actuel maire de Lyon ?
Vendredi 26 juin au marché St Rambert 
Bernard Bochard, actuel Maire du 9e arrondissement et président de la SACVL a été maintenu contre son gré sur la liste de Gérard Collomb pour le second tour. Il apporte pourtant son soutien à la liste des écologistes.
Il a notamment déclaré : "Mme Camille AUGEY incarne avec les membres de sa liste le renouveau et la jeunesse. Je suis persuadé qu’elle mettra tout son engagement et ses valeurs au service des habitants du 9ème. Si elle est élue dimanche prochain, je m’engage à l'informer sur les dossiers en instance et je serai à sa disposition pour faciliter la continuité dans l’intérêt des habitants de notre arrondissement."
Nadine Georgel - Tête de liste Lyon 5e 
Camille Augey - Tête de liste Lyon 9e 
Bertrand Artigny - Tête de liste Circonscription Lyon Ouest 
par LYFtv-LYon
le Mer 3 Juin 2020 - 17:16
 
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Sujet: 2e tour des municipales à Lyon : Denis BROLIQUIER rejoint le tandem Blanc/Collomb
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2e tour des municipales à Lyon : Denis BROLIQUIER rejoint le tandem Blanc/Collomb

#Municipales2020 #Lyon
Alors que a République en Marche a retiré l'investiture de Gérard Collomb qui a fait une alliance avec Les Républicains, l'ex-maire du 2ème arrondissement, qui représentait jusqu'ici une voix importante de l'opposition au sein du conseil municipal, choisit de le rejoindre pour le 2nd tour des élections municipales. C'est pour lui "le choix de la raison".
Communiqué :
 Denis BROLIQUIER rejoint la liste de rassemblement E Blanc- G Collomb.
« Une liste d’ouverture et de raison pour faire barrage à l’extrême gauche et à l’idéologie »
A la suite du premier tour des élections, à Lyon, les résultats ont placé les Verts en tête, loin devant les autres formations politique. C’est l’expression d’une aspiration nouvelle des électeurs lyonnais qu’il faut entendre même si on doit la replacer dans son contexte d’abstention record liée à la crise sanitaire.
Désormais, l’alliance annoncée des Verts avec la gauche et l’extrême gauche change la donne.
J’ai toujours fait le choix du centre, de la modération et de l’intérêt de Lyon et des Lyonnais. Fidèle à mes convictions, aujourd’hui, c’est l’intérêt de Lyon qui me préoccupe encore. C’est d’ailleurs autour de ces convictions que j’ai pu réunir une équipe indépendante, ouverte et libre pour le premier tour.
Aujourd’hui, nous n’imaginons pas que la France Insoumise et les partisans de la décroissance puissent parvenir aux commandes de Lyon et de la Métropole. L’écologie est un enjeu crucial qui ne doit pas être opposé à l’économie. Nous devons au contraire construire une croissance économique raisonnée pour générer les moyens de mieux répondre aux enjeux environnementaux. L’idéologie n’a jamais apporté de solutions durables.
C’est pour faire barrage à l’extrême gauche et à l’idéologie que je choisis de rejoindre la liste d’ouverture et de raison lancée par G Collomb et E Blanc. Si nous avons été concurrent en bien des occasions, aujourd’hui, nécessité fait loi pour assurer un avenir équilibré et durable à Lyon dans un contexte de crise économique majeure.
Denis BROLIQUIER
Maire du 2e arrondissement
Tête de liste Positivons LYON
Président des Centristes du Rhône
par LYFtvForum
le Lun 1 Juin 2020 - 17:25
 
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Sujet: Les chroniques de l'Arrière cour : Gérard Collomb, le baron sombre !
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Les chroniques de l'Arrière cour : Gérard Collomb, le baron sombre !

Revenu à Lyon pour « faire barrage à Laurent Wauquiez », Gérard Collomb s’est finalement rallié au candidat LR pour la Métropole, François-Noël Buffet. 
Comme si tout était préférable aux yeux du baron de Lyon, que de laisser s’émanciper ses anciens dauphins et alliés. Malgré cette volte-face impressionnante, les écologistes restent les grands favoris pour décrocher la ville de Lyon et probablement sa Métropole. 
L’analyse de Raphaël Ruffier-Fossoul,
Tag lyon sur LYFtvNews Gzorar10
« À quel moment cela a-t-il déraillé, monsieur Collomb ? » Répondant à la question d’Elizabeth Martichoux sur LCI, Gérard Collomb a daté sans surprise le début de ses ennuis à son départ de Lyon pour la place Beauvau en mai 2017. « Quand je suis parti, je pensais que je pouvais confier à certains de mes amis la présidence de cette assemblée. Très vite, j’ai vu qu’ils prenaient leur indépendance et qu’ils suivaient une autre ligne politique que la mienne. Et donc, j’ai commencé à trouver que la trajectoire déviait et que la ville de Lyon qu’ils étaient en train de construire n’était pas celle dont je rêvais. » Il faut croire que Gérard Collomb rêve d’une ville qui laisse les mineurs isolés à la rue, puisque les premières anicroches avec son successeur à la Métropole, David Kimelfeld, se sont produites lorsque ce dernier a mis en œuvre une prise en charge de ces jeunes. « Sur les questions migratoires, j’avais dit voici quelques années qu’il n’y avait pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre Gérard Collomb et Laurent Wauquiez : je me suis fait engueuler par beaucoup d’élus proches de Collomb à l’époque et qui, aujourd’hui, réalisent enfin que j’avais raison », fulmine Olivier Brachet, l’un des plus farouches opposants de Gérard Collomb après avoir été son vice-président au logement et même son directeur de campagne lors du dernier mandat.

« Il ne faut pas que l'on nous mette des vélos partout »

Il est un des seuls à ne pas avoir été surpris par l’annonce du soutien de Gérard Collomb au candidat LR François-Noël Buffet. Depuis jeudi, les réseaux sociaux résonnent des annonces de démissions d’élus et d’adjoints proches de Gérard Collomb. « Je suis triste, je n’imaginais pas terminer mon mandat ainsi, mais je suis résolue : impossible de continuer à travailler en commun avec Gérard Collomb-Yann Cucherat dans ces conditions… », poste l’adjointe Thérèse Rabatel en annonçant sa démission, concomitante à celle de trois collègues. « J’assiste avec une profonde tristesse à l’effondrement des valeurs de Gérard Collomb », souligne dans un communiqué son ancien premier adjoint Jean-Louis Touraine, député LREM. « C’est la pire image qu’un homme politique puisse donner, et qui donne raison à celles et ceux qui dénigrent la classe politique », ajoute Georges Képénékian, qui fut pourtant un ami proche et a cru jusqu’au bout la réconciliation possible. « Collomb vient de dire pour justifier l’alliance avec LR : “Il ne faut pas que l’on nous mette des vélos partout”… c’est délirant. Et c’est quoi le problème avec le vélo ? Je suis effondré », s’étrangle l’élu du 7e Romain Blachier, jusque-là fidèle à Gérard Collomb.
Même parmi ceux qui avaient perdu leurs illusions à propos de leur ancien « camarade », le choc a parfois été rude. « Quand Georges Képénékian raconte sa sidération devant sa télévision au moment de l’annonce, il est sincère », abonde Jean-Jack Queyranne, ancien président de la Région. « Tous les “collombistes” de ma génération sont atterrés. C’est tout un tas de combats avec Collomb qui s’effondrent, avec ce que cela signifiait d’engagements. » Lui est convaincu que le rapprochement entre Laurent Wauquiez et Gérard Collomb s’est opéré l’été avant les régionales de 2015, sur son dos : « On m’a même dit qu’il y a eu une rencontre entre eux, sous le patronage d’un grand industriel lyonnais. Je n’en sais rien, je n’ai pas de preuve, mais il est certain que leur alliance s’est dessinée à ce moment-là. Président sortant, j’avais le soutien de toutes les fédérations PS de la Région, sauf celle de Lyon, qui a refusé de financer la campagne et a fait sortir – sur les ordres de Collomb – 15 candidats de mes listes. David Kimelfeld, qui était premier secrétaire et proche de Collomb à l’époque, avait même interdit aux militants de distribuer nos tracts. J’ai été contraint de ne faire campagne à Lyon qu’avec les radicaux et mes colistiers, et pourtant, à la grande surprise de Gérard Collomb, nous avons réalisé un excellent score à Lyon : 49%, alors qu’il croit toujours au “pradélisme” municipal et que la ville est au centre-droit. »
Quant au « grand industriel », on devine facilement qu’il pense à Olivier Ginon, patron de GL events, dont on connaît la proximité avec un Gérard Collomb qui lui a permis d’instaurer un monopole de fait sur les événements d’affaires majeurs de l’agglomération, bien qu’il ait été le grand financeur de Charles Millon puis de Laurent Wauquiez. Ceci dit, même Jean-Jack Queyranne n’imaginait pas un ralliement public de Gérard Collomb au candidat de Laurent Wauquiez.

Revenu à Lyon pour faire "barrage à Wauquiez"

L’ironie de l’histoire, c’est qu’il y a 18 mois à peine, Gérard Collomb avait justifié son départ du ministère de l’Intérieur et son retour à Lyon au nom d’un « péril Wauquiez » contre lequel il aurait incarné le seul rempart possible. Encore et toujours le thème du « front républicain » contre « la droite extrême », socle de la victoire de Gérard Collomb en 2001 et qu’il a usé, jusqu’à la corde, lors de tous les scrutins suivants, toujours prompt à dénoncer la moindre accointance avec la droite dite « dure ». C’était l’époque tout de même pas si lointaine où il twittait : « Laurent Wauquiez incarne une droite dure, radicale, clivante. Bien loin de l’héritage de Jacques Barrot à qui il a succédé. » Une époque où ses proches houspillaient les journalistes qui peinaient à croire que la « droite Wauquiez » représente une quelconque « menace » dans une ville qui s’est largement déportée sur la gauche, à l’image de la plupart des grandes agglomérations. Une époque où il aurait été difficile de prévoir qu’au final, c’est Gérard Collomb lui-même qui lui ferait la courte échelle.

« On n’avait encore jamais vu un ministre de l’Intérieur tirer à boulets rouges sur son propre bilan »

Nous serions tenté d’y voir le moment précis où tout a « déraillé ». Quand, à la stupéfaction générale, le numéro 2 du gouvernement, le plus ancien soutien du président, annonce son départ d’une manière précipitée et pour tout dire incompréhensible. Même à Lyon, le sentiment général semble être que l’on n’abandonne pas de la sorte une fonction aussi éminente. Il faut dire que l’on n’avait encore jamais vu un ministre de l’Intérieur tirer à boulets rouges sur son propre bilan au moment de partir, dressant un terrible portrait des « quartiers populaires » « aujourd’hui, c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux qui ont pris la place de la République ». Durant ses 18 mois place Beauvau, l’ancien et futur maire de Lyon n’avait pourtant jamais donné l’impression d’une telle urgence de la situation sécuritaire dans le pays, consacrant l’essentiel de ses déplacements… à sa ville, où les Lyonnais ont pu le revoir tous les week-ends, comme s’il n’y avait rien de plus urgent en France que le forum des associations du 6e arrondissement. À tel point que, lorsque l’ouragan Irma a ravagé Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le cardinal Barbarin s’était agacé de voir le ministre de l’Intérieur au premier rang du traditionnel « vœu des échevins » à la basilique de Fourvière, plutôt que dans les Caraïbes pour « apporter du réconfort à des populations qui souffrent tant », ce qui était, précisa-t-il cinglant, « votre devoir et notre choix ».

« Gérard Collomb dit souvent : “je l’ai fait”, “je l’ai façonné”, “il me doit tout” »

Le retour à Lyon ressemble avant tout à un acte de panique, en raison d’une situation politique locale qui commence à lui échapper. Or, contrairement à ce qu’il peut prétendre, au moment où il décide de rentrer à Lyon, sa majorité n’est nullement menacée. Ses successeurs à Lyon (Georges Képénékian) et à la Métropole (David Kimelfeld) font plutôt consensus parmi des élus qui apprécient de se voir confier davantage de responsabilités. Les milieux économiques autant que culturels se félicitent de ce renouvellement dans la continuité. Et s’il avait annoncé à cette époque son retrait au profit des successeurs qu’il avait lui-même choisis, il est assez probable que les deux auraient obtenu l’assurance de leur réélection dès le premier tour des municipales et des métropolitaines.
Mais Gérard Collomb n’avait aucune envie de s’effacer et ne supportait pas la prise d’autonomie de ses anciens dauphins. Comme toujours, il considère que les élus de sa majorité lui doivent tout et ne sont rien sans lui, faisant au passage bien peu de cas de leurs parcours respectifs. « Gérard Collomb dit souvent : “je l’ai fait”, “je l’ai façonné”, “il me doit tout” », confiait ainsi David Kimelfeld, avant même d’officialiser sa « rupture », dans le documentaire De Gérard à Monsieur Collomb, itinéraire d’un baron (lien ci-dessous). « Je suis toujours un peu surpris de ces propos, parce que je n’étais pas en train de tourner autour de lui pour avoir un emploi. J’ai sans doute appris la politique avec lui, cela me sert beaucoup aujourd’hui, mais c’est un champ restreint qui se limite à la politique. »

« Tu te fourvoies »

Parmi les rares socialistes restés fidèles à Gérard Collomb et présents à la fameuse conférence de presse annonçant le rapprochement avec la droite, Franck Lévy veut croire que « cette histoire est plus psychologique que rationnelle » du côté des ex-dauphins émancipés : « Ils disaient que le problème, c’était Gérard Collomb, mais même quand il se retire, cela ne suffit toujours pas », soupire-t-il. Selon la version officielle, Gérard Collomb aurait donc tendu la main aux deux hommes qui lui auraient « claqué la porte au nez ». Une version qui a du mal à convaincre, tout comme le choix de cette alliance « contre nature », ainsi qu’il a pu le constater sur sa propre page Facebook où l’on ne trouve que difficilement, parmi ses « amis », des commentaires qui l’approuvent ou au moins la comprennent. À l’inverse d’un flot de « non, pas toi », de « mais comment ? », de « Remember 1998 », de « tu te fourvoies »…
Selon l’entourage de David Kimelfeld, la réalité est bien différente. Celui à qui LREM envisage de confier l’investiture que le parti a immédiatement retirée au maire de Lyon, n’aurait pas fermé la porte à des discussions. En réalité, il n’a eu aucune nouvelle de Gérard Collomb jusqu’à ce qu’il découvre, selon des déclarations de ce dernier sur le site de France 3, qu’ils étaient proches d’un accord. Rendre publiques des discussions avant même qu’elles aient eu lieu, cela revient, en politique, à s’assurer de leur échec. Gérard Collomb a-t-il seulement envisagé de se désister en faveur de son ancien dauphin, qui l’a nettement devancé au premier tour du scrutin métropolitain ? Lorsque nous avons posé cette question à la sortie de la conférence de presse, c’est Roland Bernard, l’ami fidèle de Gérard Collomb, qui s’est chargé de répondre… d’un tonitruant éclat de rire. Collomb et Kimelfeld avaient pourtant en commun d’avoir revendiqué l’étiquette LREM. Et l’addition de leurs deux scores aurait fait d’eux les grands favoris du second tour à la Métropole. Mais les divisions et la haine ont été plus fortes.

« Gérard Collomb aime bien les romances »

Gérard Collomb s’y est pris tout autrement pour négocier son rapprochement avec la droite, multipliant les échanges discrets avant leur officialisation. Selon sa version, c’est lui qui a spontanément renoncé à la présidence. « Gérard Collomb aime bien les romances », sourit François-Noël Buffet lorsqu’on lui rapporte ce propos. « Contrairement à ce que dit Collomb, il n’est pas arrivé en donnant les clés », assure Jean-Jack Queyranne. « Il y a eu une double pression : à droite, pour dire qu’ils ne voulaient pas de Collomb, et sans doute à gauche, par ceux pour qui l’accession d’Étienne Blanc à la mairie de Lyon marquait le triomphe de Charles Millon dont il était l’ancien bras droit. Cela a forcé Collomb et Blanc à se mettre en retrait au profit de Buffet à la Métropole et de Yann Cucherat à la Ville. »

Collomb veut continuer à jouer un rôle

Gérard Collomb a-t-il vraiment renoncé, cependant ? La lassitude manifeste des électeurs au premier tour, qui l’ont relégué (avec 15,7%) à une humiliante quatrième place, a sans doute fini de le convaincre qu’il devrait jouer un peu plus profil bas au deuxième tour… pour mieux revenir au troisième, celui où les nouveaux élus métropolitains éliront le président de la Métropole. Il a le droit d’y penser. Car Gérard Collomb n’a jamais annoncé son retrait ; bien au contraire, il a expliqué, en marge de la conférence de presse, qu’il entendait bien occuper à l’avenir un rôle dans l’exécutif et faire en sorte que « Yann Cucherat et François-Noël Buffet restent dans la bonne trajectoire ». « J’ai beaucoup de qualités mais le pouvoir, c’est quelque chose que je ne partage pas », nous répond François-Noël Buffet. Au risque de lui être désagréable, l’analyse électorale rend très peu probable son accession effective à la présidence de la Métropole. Candidat pour la quatrième fois à ce poste, le sénateur et ancien maire d’Oullins risque bien d’être à nouveau le dindon de la farce. Comme en 2001, lorsque, le jour du scrutin, il avait la certitude de disposer d’une majorité mais que la défaillance dans l’isoloir d’une partie des élus de droite et du centre avait finalement ouvert un boulevard à Gérard Collomb. Certains y avaient vu l’œuvre des réseaux francs-maçons, qui ont sans doute été des facilitateurs mais dont on fantasme souvent l’influence et surtout l’unité. Cette fois, Jean-Jack Queyranne est convaincu qu’ils ont « joué un rôle » dans le rapprochement de François-Noël Buffet et Gérard Collomb. Pourtant, certaines figures de la maçonnerie lyonnaise sont aujourd’hui trop en opposition avec Gérard Collomb pour laisser penser que les « frères » se rallieront comme un seul homme. Il est en revanche probable que François-Noël Buffet aura une fois encore du mal à faire le plein à droite, alors que de nombreux élus se sont étranglés à l’ouverture des discussions avec Gérard Collomb, leur ennemi d’hier, et n’attendent qu’une occasion pour se débarrasser d’un sénateur respecté parmi ses pairs mais qui n’a pas impressionné par sa détermination à mener campagne.

Le renfort de Collomb pourrait ne pas suffire

Le principal problème de François-Noël Buffet est ailleurs, cependant : les résultats du premier tour ne lui sont clairement pas favorables, comme on peut le voir dans les scénarios de projections réalisés par L’Arrière-Cour.
Alors certes, il est pratiquement impossible de savoir comment se comporteront les électeurs dans un contexte économique et sanitaire qui bouscule bien des certitudes. Peut-être seront-ils sensibles au discours très « pro-business » développé par le tandem constitué de l’agrégé Collomb et de l’avocat Buffet, qui cumulent ensemble plus de 150 ans de mandats électifs. Peut-être au contraire seront-ils convaincus que le modèle de développement de la métropole a besoin d’être réinventé, et que le président sortant David Kimelfeld ou l’écologiste Bruno Bernard, tous deux anciens chefs d’entreprise, seront mieux à même d’y parvenir. C’est une nouvelle campagne qui commence, avec quatre semaines de possibles rebondissements, et aucun observateur ne se risque à une analyse définitive. Le scénario le plus probable n’en reste pas moins une confirmation au second tour des tendances qui se sont dégagées au premier. Si elles sont renforcées, alors l’alliance des écologistes et de la gauche l’emportera non seulement à Lyon, où ils sont d’ores et déjà les grands favoris, mais aussi à la Métropole où ils prendraient ainsi la tête – et de loin – de la plus importante collectivité qu’ils aient jamais dirigée en France. 
En l’absence d’une telle vague, il se pourrait bien qu’aucune majorité ne se dégage et que l’on ait besoin d’un profil rassembleur. David Kimelfeld semble avoir naturellement quelques arguments dans ce cadre. Mais on le parierait : Gérard Collomb est convaincu qu’il en aurait tout autant. 
Raphaël Ruffier-Fossoul
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par LYFtvForum
le Lun 1 Juin 2020 - 8:27
 
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Sujet: Lyon, les écologistes lancent leur campagne pour le 2ème tour
Réponses: 0
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Lyon, les écologistes lancent leur campagne pour le 2ème tour

#Municipales2020 #Lyon #EELV
LA CAMPAGNE DES ÉCOLOGISTES
Avec Grégory Doucet et Bruno Bernard 
Cette semaine, le gouvernement a tranché : le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin. Cette période de 30 jours qui s'ouvre sera marquée par la crise de la COVID 19 et implique de repenser nos façons de faire, de se ré-inventer.
La semaine a également été marquée par l'alliance des listes de Gérard Collomb et des Républicains. Face à celles et ceux qui n’ont pour autre ambition que la conservation du pouvoir, il est temps d’ouvrir une nouvelle ère ambitieuse pour notre ville et notre Métropole, une nouvelle ère à la hauteur des enjeux historiques à venir.
Car au delà de la campagne, le monde d’après nous attend. Le bien-vivre est au cœur du projet que nous portons, nous pouvons bâtir ensemble une Métropole et une ville de Lyon respirables, apaisées, socialement justes et adaptées aux défis de demain ! 
Nous avons toutes les solutions en main pour agir, maintenant.
Nous ferons une campagne exemplaire, scrupuleuse des règles sanitaires. Elle sera avant tout digitale. Nous n'oublierons pour autant pas le terrain. Nous ré-inventerons une campagne électorale qui soutiendra également le monde culturel, nous ferons appel à des artistes de rue qui ont vu leurs dates s'annuler les unes à la suite des autres en raison de la crise sanitaire. Nous investirons dans des visuels de rue esthétiques et imposants, pour éviter tout attroupement tout en étant visibles de loin.
Nous défendons l'idée que notre capacité à faire campagne autrement détermine notre capacité à gouverner autrement, demain, avec l'écologie comme boussole.
A très vite !
Être assesseuse ou assesseur le 28 juin
Vous êtes disponible pour être assesseuse ou assesseur le 28 juin prochain ? Nous pouvons transmettre vos informations suivantes :
- Nom / prénom / date de naissance ;
- Email ;
- Adresse et numéro de téléphone ;
- Bureau de vote.
Vous pouvez le faire en vous rapprochant de la tête de liste écologiste de votre arrondissement ou de votre circonscription ou bien directement via le lien ci-dessous (pour Lyon) :
Tag lyon sur LYFtvNews Grzogo10
Gregory Doucet réagit à la fusion LR/LREM
Beaucoup de réaction de stupeur ou d'étonnement sur les réseaux sociaux suite à l'annonce de l'alliance entre Gérard Collomb et la droite dure. 
Grégory Doucet a déclaré :
"Les lyonnaises et les lyonnais ont affiché le 15 mars une forte envie de changement écologique pour leur ville. Plus que jamais nous avons le choix le 28 juin entre un projet écologique, humaniste et ambitieux ou un projet du passé qui n'a pour seule ambition que de s'opposer au nôtre. Tournons la page et engageons Lyon dans le XXIe siècle. Prenons notre part dans la grande Histoire en amorçant la transition qui adaptera notre belle ville aux crises et défis à venir."
Tag lyon sur LYFtvNews Bruno_10
Accord Collomb/LR à Lyon : "une coalition anti-climat"
Suite à l'accord entre Gérard Collomb et à la droite à Lyon, les têtes de listes écologistes dénoncent une "coalition anti-climat et sans projet politique". C'est en ces termes que Bruno Bernard, Candidat à la présidence de la Métropole de Lyon s'est exprimé :
"Les écologistes travaillent désormais à rassembler toutes celles et ceux qui se retrouvent dans un projet écologique et solidaire. Il est temps d’ouvrir une nouvelle ère pour Lyon et sa Métropole à la hauteur des enjeux historiques qui nous attendent."
par LYFtvForum
le Sam 1 Fév 2020 - 13:49
 
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Sujet: L'Arrière cour : L'accueil des mineurs isolés, point clé de la discorde Collomb Kimelfeld ?
Réponses: 0
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L'Arrière cour : L'accueil des mineurs isolés, point clé de la discorde Collomb Kimelfeld ?

#Municipales2020 #Lyon
Mineurs isolés : Collomb prêt à remettre les enfants à la rue 
C’est le sujet qui a provoqué la rupture entre Gérard Collomb et David Kimelfeld. Quand son successeur à la tête de la métropole a pris en main le dossier des mineurs isolés, le ministre de l’Intérieur y a vu une contestation de sa propre politique en matière d’immigration et le lui a vertement fait savoir. « Je suis président de la métropole, j’assume mes choix et je n’en changerai pas » lui a répondu David Kimelfeld. Naturellement, le sujet resurgit dans la campagne. Et pourrait faciliter le rapprochement des différentes listes de gauche au 2e tour.
« De tels propos sont à la fois mensongers, polémiques et infondés ». David Kimelfeld ne décolère pas après le nouvel esclandre de Gérard Collomb en marge de la cérémonie des voeux de la mairie du 4e, quand le maire de Lyon a déambulé longuement en tenant des propos catastrophistes sur l’évolution du quartier. Le sujet du litige concerne une nouvelle fois la question de l’accueil des mineurs isolés dans l’agglomération. La différence de vue fondamentale entre les deux hommes sur ce dossier est pour beaucoup dans leur rupture et le fait qu’ils se présentent aujourd’hui sur des listes concurrentes pour les élections métropolitaines des 15 et 22 mars prochain. Une nouvelle fois, Gérard Collomb s’est donc emporté sur le « laxisme » dont ferait preuve son successeur à la présidence du Grand Lyon, en prenant exemple sur le squat de l’ancien collège Maurice Scève, qui accueille un peu moins de 200 personnes, dont une cinquantaine se disent mineurs. Une nouvelle fois, il a répété que les actions en faveur de ces jeunes constitueraient un « appel d’air », propice à provoquer « un afflux migratoire considérable ». Et de lâcher : « Vous verrez la situation dans dix ans ! Vous verrez ce que sera devenue la douceur de vivre à la Croix-Rousse !»
Entre les deux hommes, ce n’est pas une simple divergence qui s’exprime ici, mais bien une ligne de rupture sur la définition qu’ils font de « l’humanisme lyonnais » et plus profondément du sens de leur engagement politique. Gérard Collomb n’a jamais été très porté sur les questions sociales, cela lui a été reproché à gauche dès les premières années après son élection en 2001. Sa conviction est que le rôle du politique est d’abord d’attirer des emplois et que le reste suivra par « ruissellement ». Au final, ses 20 années à la tête de la mairie de Lyon ont laissé un bilan relativement pauvre en matière d’innovation sociale, à l’exception notable du logement social, Gérard Collomb étant un des grands promoteurs des opérations de démolitions-reconstructions destinées à assurer une meilleure mixité dans l’agglomération. Pour le reste, sa politique se résume à l’expression familière : « J’ai déjà donné ». Gérard Collomb estime que sa ville est suffisamment « solidaire » déjà, pour aujourd’hui se permettre de repousser la misère du monde au-delà de ses frontières.

« Rien à envier à la droite la plus extrême »

Son ancien vice-président au logement, le fondateur de Forum Réfugiés Olivier Brachet, date ce revirement aux débuts de son troisième mandat, en 2014. C’est d’ailleurs ce qui l’avait amené à claquer la porte, en dénonçant un Gérard Collomb qui, sur ses sujets, n’aurait « rien à envier à la droite la plus extrême ». Nathalie Perrin-Gilbert, elle, juge bien naïfs ceux qui ont attendu autant pour réaliser « l’hypocrisie de l’humanisme à la lyonnaise dont parle tout le temps Gérard Collomb. Pour moi, il a oublié les fondamentaux de ce qui faisait son engagement en politique ». Candidate soutenue par la France Insoumise, la maire du 1er n’a jamais pardonné à son ancien mentor certaines décisions « autoritaires et arbitraires », et notamment le fait d’avoir coupé l’eau des fontaines publics du jardin des chartreux, en pleine vague de chaleur à l’été 2016, pour que les roms qui avaient trouvé refuge dans une rue adjacente ne puissent plus venir s’y abreuver.
Mais le sujet des mineurs isolés marque un vrai point de rupture entre Gérard Collomb et le terreau associatif et militant qui avait soutenu sa conquête du pouvoir 15 ans plus tôt. Arrivés sur le territoire sans proche pour les prendre en charge, ils relèvent de la protection de l’enfance. Et donc de la Métropole, le grand oeuvre politique de Gérard Collomb, puisqu’elle a récupéré les compétences du département en la matière. De quelques cas isolés, le nombre d’arrivées a commencé à exploser à partir de 2015, l’année de création de cette collectivité locale. Rien de très surprenant, lorsque l’on se souvient qu’un million de personnes ont traversé cette année la Méditerranée, provoquant une crise de l’accueil un peu partout en Europe. Rapidement, les services dédiés de la métropole ne parviennent plus à faire face, ne disposant tout simplement pas des moyens nécessaires. Les jeunes sont alors massivement rejetés à la rue. Lorsque David Kimelfeld arrive à la métropole, le 10 juillet 2017, en remplacement d’un Gérard Collomb devenu ministre de l’Intérieur, il découvre « une crise qui n’a pas du tout été gérée. Rien n’a été anticipé, aucun budget, aucun dispositif n’est prévu. On a donc pris du retard ». Son administration assurait pourtant jusque-là, contre toute évidence, qu’il n’y avait « pas de mineurs laissés à la rue », que les jeunes dehors étaient en réalité majeurs et relevaient donc des dispositifs d’urgence gérés par la préfecture… qui les refusaient, puisqu’ils étaient mineurs ! À l’automne 2018, Gérard Collomb ministre de l’Intérieur (https://www.facebook.com/watch/?v=363160020832842 ) continue de minimiser cette crise humanitaire en répondant à Hugo Clément de Kombini news qu’il « ne pense pas » qu’il y ait des mineurs isolés dans les rues de Paris, ou alors c’est qu’ils « refusent d’être pris en charge ».
Dès l’été 2017, la crise ne pouvait pourtant plus être ignorée, à Paris comme à Lyon, avec des centaines de jeunes qui errent en centre-ville et un squat géant qui se constitue à la gare de la Part-Dieu. Plusieurs associations s’émeuvent de voir au milieu de migrants de différentes origines, des dizaines d’adolescents manifestement très jeunes et totalement vulnérables. Des collectifs d’accueillants se mettent alors en place, portés notamment par des réseaux chrétiens, des militants de gauche, des habitants de la Croix-Rousse, des étudiants de Lyon 2, des habitants des Monts d’or… et beaucoup d’autres citoyens qui s’improvisent accueillants parce qu’ils ont été émus par un ado laissé dehors, dans l’attente de sa prise en charge.

« Sur ce sujet, il y a eu une amélioration, oui »

Si elle se sert politiquement du sujet pour ferrailler avec David Kimelfeld et Gérard Collomb, Nathalie Perrin-Gilbert fait partie des élus qui se mobilisent alors réellement sur ce sujet, libérant une salle de son arrondissement pour les associations, multipliant les courriers et SMS pour trouver des solutions individuelles au cas les plus dramatiques… Élu de gauche d’opposition à la Métropole, André Gachet (soutien aujourd’hui des listes de « la gauche unie » menées par Renaud Payre et Sandrine Runel) avait appelé dès 2015 à une « conférence de consensus » sur ce sujet. C’est finalement David Kimelfeld qui saisira perche en mai 2018. « Il a pris le dossier à bras le corps, y compris en me permettant moi, élu d’opposition, d’engager une démarche de concertation. On a abouti à 14 propositions six mois plus tard et la Métropole a lancé un appel à projet pour trouver des solutions, sur l’hébergement, mais aussi sur le social, le médical, l’accompagnement, scolaire… On n’est pas arrivé au bout de tout, mais quand même il s’est passé quelque chose » reconnaît-il. « On a un certain nombre de divergences, mais sur l’écoute, sur l’action sociale, ce qui a été fait ne l’aurait pas été si David Kimelfeld n’avait pas succédé à Gérard Collomb en cours de mandat » ajoute André Gachet. Pour l’instant, la « gauche unie » ne se prononce pas en faveur d’une alliance au 2e tour avec David Kimelfeld, jugé encore trop « LREM », mais on comprend que ce sujet pourrait faire pencher la balance. Il en va d’ailleurs de même du côté des écologistes : leur chef de file à la métropole, Bruno Bernard, tient toujours ses distances avec l’actuelle président de l’agglomération, mais reconnaît que « sur ce sujet, il y a eu une amélioration, oui ».
À droite, le propos du candidat investi par LR François-Noël Buffet est plus proche de celui de Gérard Collomb. Il estime en effet que David Kimelfeld « manque de fermeté », et qu’en la matière cela « crée toujours un appel d’air, car ce sont en réalité les réseaux qui orientent les migrants. » Comme sénateur, il s’enorgueillit d’avoir fait voter le fichier unique des mineurs étrangers au plan national, pour éviter que certains jeunes essaient de faire reconnaître leur minorité dans des départements différents. Une situation apparemment marginale, puisque Forum réfugiés assure qu’elle n’a été saisie d’aucun cas de « doublon » dans la métropole depuis que le fichier a été mis en oeuvre. Pour le reste, François Noël Buffet s’avère plus indulgent que Gérard Collomb avec David Kimelfeld, puisqu’il estime que « ce qui est fait à la métropole a l’air correct ».

Pas « d’appel d’air » constaté

Concrètement, c’est l’ONG Forum réfugiés qui s’est vue confiée depuis 2018 l’évaluation de minorités des jeunes. Une tache compliquée, car il n’existe aucune méthode totalement fiable pour définir un âge. Selon la loi, les mineurs étrangers doivent être mis immédiatement à l’abri pour une période de 5 jours, à la fin de laquelle les travailleurs sociaux évaluent son âge après avoir mené une série d’entretiens. Un cadre que l’ONG n’a pas toujours réussi à assurer, reconnaît son directeur Jean-François Ploquin« Mais la situation s’est nettement améliorée. Il n’y a plus d’évaluation faite en quelques heures. Et sur le dernier trimestre, nous sommes parvenus à ne laisser aucun jeune à la rue durant sa période d’évaluation. Alors que sur les 11 premiers mois de 2019, sur 900 jeunes que nous avons accueillis et évalués, 400 l’ont été sans hébergement, faute de place » assure-t-il. Cette sortie de crise a été permise selon lui par deux mouvements parallèles, d’une part « la création de places par la Métropole, qui a naturellement pris un peu de temps puisqu’ils ont du trouver les lieux, recruter des éducateurs… Et d’autre part, un flux des arrivées qui a été divisé par deux. Entre juin et octobre 2018, on était entre 130 et 170 jeunes qui arrivaient par mois. Sur la même période en 2019, nous sommes entre 50 et 85. »
S’il est difficile d’établir les raisons de ce reflux, il vient en tout cas contredire tout prétendu « appel d’air ». David Kimelfeld est même convaincu qu’il y a eu un effet inverse : « Je ne crois pas qu’un adolescent au fin fond de la Libye se dise "tiens c’est super ce qu’ils font, je vais venir à Lyon". Au contraire, dans la mesure où on encadre et on organise, on tape les filières clandestines et les marchands de sommeil. » Jean-François Ploquin lui donne raison : « C’est quand on ne maîtrise pas que les problèmes émergent. La réponse de la métropole doit simplement être à la hauteur du besoin ». Et de relever que Lyon s’est aussi inscrite dans le dispositif de solidarité nationale, qui a permis que 80 mineurs en 2019 aient été réorientés et pris en charge dans d’autres départements. 

« Pas un euro supplémentaire sur les dépenses sociales »

Les équipes de Gérard Collomb ne nous ont - pour l’instant - pas répondu sur la question des mineurs isolés. S’il est réélu, osera-t-il remettre en cause ce qui a été fait par son successeur et qui semble plutôt faire consensus aujourd’hui au sein de l’assemblée métropolitaine, alors que Gérard Collomb y avait vu une gabegie ? David Kimelfeld en est convaincu. « Si Gérard Collomb est réélu, il va repasser les mêmes consignes qu’il avait passées aux services en 2015 et 2016 : pas un euro supplémentaire sur les dépenses sociales dans cette métropole. Il l’a fait y compris d’ailleurs en exigeant des choses un peu ahurissantes puisque certaines dépenses ne dépendent pas de nous. Quand l’allocation du RSA augmente, ce n’est pas la métropole qui en décide, c’est l’État, donc il faut bien le prendre en compte… » Malgré les montants conséquents qui ont été débloqués, il « refuse de dire que cela coûte cher. C’est notre compétence, il faut l’exercer. Ou alors on renonce à ramasser les poubelles, à rénover les routes, à financer les transports en commun, parce que ça coûte cher… » Et de préciser : « Ce n’est pas parce que l’on met 35 millions d’euros pour les mineurs non accompagnés, sur un budget de 3,5 milliards, que l’on va dégrader l’attractivité de la métropole, que les entreprises ne voudront plus venir, que les commerces vont fermer… Cette vision apocalyptique de Gérard Collomb n’a aucun sens ».
Si la rupture entre Gérard Collomb et David Kimelfeld est intervenue aussi vite, et précisément sur ce dossier des mineurs isolés, c’est que le ministre de l’Intérieur avait immédiatement perçu les actions de son dauphin comme une remise en cause profonde de la politique qu’il mène alors au niveau national. Ministre d’État et numéro 2 du gouvernement, Gérard Collomb assume alors une politique répressive en matière d’immigration, qui suscite rapidement l’indignation quand il dénonce le « benchmarking » dont les migrants feraient preuve pour choisir leur destination, ou lorsqu’il se rend à Calais pour appeler les associations à « aller déployer leur savoir-faire ailleurs ». Plutôt que de montrer une quelconque solidarité avec l’Italie, qui voit alors exploser le nombre d’arrivées sur son territoire, il prend prétexte de la convention de Dublin pour renvoyer des migrants de l’autre côté de la frontière franco-italienne, y compris sur des cols de montagne. L’extrême-droite le félicite alors et Génération identitaire lui propose ironiquement son « aide » pour mener « cette politique de fermeté ». Finalement, le Gérard Collomb ministre semble raisonner comme le Gérard Collomb maire de Lyon, en pariant que l’opinion sera avec lui et que les indignations humanistes ne lui font au final pas une si mauvaise publicité… Les propos qu’il a tenus en marge des voeux du 4e semblent indiquer qu’il n’a pas changé de ligne. 
Raphaël Ruffier-Fossoul
pour L’Arrière-Cour
 

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par LYFtvForum
le Ven 12 Avr 2019 - 12:27
 
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Sujet: Pollution de l’air à Lyon : l’inaction coupable de la Métropole
Réponses: 1
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Pollution de l’air à Lyon : l’inaction coupable de la Métropole

Au lendemain de la publication d’une carte de la pollution autour des écoles de son territoire par l’association Greenpeace, la Métropole de Lyon répond "qu’elle n’a pas attendu les alertes des associations pour agir avec détermination dans la lutte contre la pollution de l’air".
 
L'actualité Nature environnement en vidéos avec LYFtvNews :

Des cartes élaborées par Atmo AURA mises à la disposition de tous

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes travaille à la réalisation de cartes stratégiques air de l’ensemble de la région et disponibles sur les grandes agglomérations dont le territoire de la Métropole de Lyon. Il s’agit d’un outil cartographique permettant d’établir simplement et rapidement un diagnostic. Ces cartes contribuent à la prise en compte effective de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique dans la conception de l’urbanisme.
Ces cartes combinent deux polluants (NO2 et PM10).
 
Par ailleurs, l’observatoire met aussi à disposition de tous les cartes de concentrations moyennes annuelles fine échelle (10 m) sur son site internet pour les principaux polluants. Les habitants peuvent ainsi très facilement zoomer sur les lieux qu’ils habitent ou qu’ils fréquentent pour vérifier la qualité de l’air qu’ils respirent.
 
Un travail en concertation pour corréler les concentrations avec la répartition des établissements recevant des publics sensibles.
 
La Métropole de Lyon s’appuie sur l’expertise et les outils d’aide à la décision d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et du Cerema pour évaluer la corrélation entre les cartes des établissements recevant des personnes sensibles et les niveaux d’exposition aux polluants. Ce travail conjoint est réalisé dans la perspective de rendre ces données publiques en open data. Aujourd’hui, elles ne sont pas encore tout à fait finalisées, il manque encore quelques données notamment sur le territoire de la ville de Lyon. Néanmoins, elles peuvent être consultées en l’état. Très simples à lire, elles indiquent, au moyen de couleurs, si vous êtes au-dessus ou en dessous des seuils réglementaires européens et ceux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une zone rouge indique une zone d’exposition au-dessus des seuils, une zone verte, jaune ou orange une zone d’exposition inférieure. Ces cartes sont consultables sur le site :
 
 
David Kimelfeld avait eu l‘occasion d’annoncer à Jean-François Julliard, Directeur général de Greenpeace France lors de sa venue à Lyon la mise à disposition prochaine de ces cartes et de ces données au public. Le travail réalisé par Greenpeace mériterait d’être affiné pour être plus représentatif de l’exposition des enfants dans les établissements situés dans les zones les plus dégradées. Il faudrait notamment mettre en perspective cette première approche avec des données d’exposition sur plusieurs années et définir précisément la concentration moyenne par établissement à une échelle plus fine. 
Atmo fournit cette information à une précision de 10 m. Travailler de manière conjointe entre la Métropole de Lyon, Atmo Auvergne-Rhône-Apes et Greenpeace aurait permis d’éviter les approximations des données présentées par Greenpeace.
En effet, les concentrations en NO2 diminuent rapidement dès que l’on s’écarte des axes routiers.
 
Pour les cas les plus critiques, la Métropole de Lyon, les communes concernées et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes peuvent envisager un travail précis au cas par cas, établissement par établissement. A l’échelle de la Métropole de Lyon, les services Accueil des Jeunes Enfants orientent les porteurs de projets souhaitant ouvrir une nouvelle crèche vers les outils d’Atmo afin de vérifier si l’implantation prévue se situe dans une zone qui n’est pas qualifiée de très ou hautement dégradée. Cette utilisation des outils d’aide à la décision d’Atmo AURA a conduit à l’abandon de 17 projets situés dans des zones inadaptées.
Des mesures renforcées pour améliorer rapidement et durablement la qualité de l’air
 
En matière de qualité de l’air, les réponses les plus efficaces ne sont pas locales et ponctuelles. Elles sont à l’échelle de la Métropole. C’est pour cela que son Président, très conscient des niveaux de pollution montrés à travers ces cartes, a pris des décisions fortes ces derniers mois. La Métropole de Lyon avait engagé dès 2016 le plan Oxygène qui proposait des actions renforcées, particulièrement dans les domaines de l’habitat, des transports et de l’énergie. Mais cela n’est pas suffisant. Pour accélérer encore l’amélioration de la qualité de l’air, David Kimelfeld a initié de nouvelles mesures. Une prime air-bois a ainsi été mise en place en décembre 2017, une prime d’aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique a été votée en 2018 et reconduite en 2019. Une zone à faibles émissions a été votée au Conseil de janvier 2019.  Instaurée de manière pédagogique au début de cette année, elle fera l’objet de verbalisations dès le 1er janvier 2020. 
Avec cette 1ère étape de mise en œuvre du plan Oxygène, entre 2000 et 2021 les émissions de NOX auront diminué de 60% et les PM de 50%. En 2021, grâce à la ZFE, le nombre de personnes surexposées aux dioxydes d’azote aura été divisé par deux. Le Président de la Métropole de Lyon a également décidé le passage à 70 km/h sur le boulevard périphérique d’ici fin avril. Enfin une rallonge budgétaire de 20 millions d’euros a été votée lors du Conseil de mars dernier pour le dispositif d’écorénovation ECORENO’V, portant ainsi l’enveloppe globale pour ce mandat à 50 M€. Au total, ce sont 8 000 logements qui ont été rénovés entre 2015 et 2018 et 9 000 nouveaux logements le seront d’ici à 2020.

par LYFtv-Paris
le Lun 19 Nov 2018 - 15:20
 
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Sujet: Après le blackfriday, la #JournéeMondialeSansAchat
Réponses: 0
Vues: 767

Après le blackfriday, la #JournéeMondialeSansAchat

Paris, Bordeaux, Montpellier ou Lyon :
que faire gratuitement ce week-end ?
 

Ironie du calendrier le tant attendu Black Friday (23.11.2018) où les consommateurs profitent de bons plans shopping, est suivi de la Journée Mondiale Sans Achat, une journée de sensibilisation contre la surconsommation. Mais alors comment profiter de bons plans sans dépenser un centime ? 
HomeToGo a mené l’enquête dans 4 grandes villes françaises et dévoile quelques idées d’activités gratuites pour profiter  sans se ruiner !

Culture gratuite à #Paris !
La capitale française regorge de bons plans gratuits, surtout pour les adeptes de culture ! En effet, plusieurs musées sont gratuits toute l’année, c’est le cas de
·         Maison de Victor Hugo,
·         Petit Palais,
·         Musée Carnavalet,
·         Musée du Parfum Fragonard....

Le bon plan : les collections permanentes des musées municipaux de la ville de Paris sont gratuites toute l’année pour tous !
 

En plus des musées, certains lieux emblématiques de la ville sont aussi accessibles comme les Arènes de Lutèce dans le 5ème arrondissement, un vestige gallo-romain souvent méconnus des parisiens ou le Cimetière du Père Lachaise où se côtoient les tombes de Colette, Molière, Piaf et bien d’autres personnalités.
 

Pour se détendre après une journée de visite, direction le Supersonic ou l’International pour des concerts gratuits et pour ceux qui sont sensibles à l’humour, direction le Next Club qui propose des stand-ups gratuits tous les mercredis.
 



Visite des traboules à #Lyon : le must-see à zéro euro !
Les traboules sont des passages piétons qui traversent les cours d’immeubles et permettent de passer d’une rue à l’autre. Véritables passages secrets, on en trouve surtout dans les quartiers du Vieux-Lyon et de la Croix-Rousse. Si d’autres villes en possèdent comme Saint-Etienne ou Grenoble, celles de Lyon sont les plus connues de France.


Les bons plans visites :
- La Basilique de Fourvière et son point de vue panoramique sur la ville,
- Les serres tropicales et le zoo du parc de la Tête d’Or,
- Découverte des fresques en trompe l’œil dans les rues de la ville...
Envie de se détendre après une journée de visite ? Plusieurs options concerts ou spectacles sont accessibles à l'Amphi de l'Opéra de Lyon et l’Auditorium de Lyon ou direction les quais branchés de la Saône pour un After-Work au Sucre.
 



Autres bons plans gratuits à #Bordeaux ou #Montpellier :
A Bordeaux, il est très facile de circuler en vélo il est d’ailleurs possible d’en louer un gratuitement via la Maison du Vélo pour ensuite découvrir les sites incontournables de la ville.
·         la Place de la Bourse et son Miroir D’eau (le plus grand du monde),
·         le Grand théâtre de Bordeaux,
·         la Porte Cailhau,
·         la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul dans laquelle vous pourrez admirer l'impressionnant tombeau de François II, dernier Duc de Bretagne...
 

Vous faites une halte au Grand Parc ? Passer par la Maison du Jardinier. Ce lieu a pour mission de sensibiliser le public au jardinage écologique, propose surtout des ateliers de jardinage gratuits !
A Montpelier les adeptes de nature ne seront pas en reste ! Le Jardin des plantes ou le Zoo Lunaret proposent une entrée libre pour tous. Envie d’art contemporain ? Profiter des quelques 1 445 œuvres de la FRAC Occitanie ou visiter La Panacée le centre d’art contemporain de Montpellier.
 

Les bons plans visites :
·         Le clocher de la cathédrale Saint-Pierre,
·         L’église Saint-Roch seule église dog-friendly de la ville
·         Le cimetière Saint-Lazare qui abrite les tombes de défunts célèbres comme Louis Mazas, inventeur controversé de la bicyclette,
·         Les expositions gratuites du Pavillon Populaire dans le quartier historique de l’Écusson...
 



A propos de HomeToGo :
HomeToGo se présente comme le plus grand moteur de recherche indépendant de locations de vacances au monde. Il permet de comparer rapidement et facilement plus de 15 millions d'offres à travers plus 200 pays. HomeToGo offre à ses utilisateurs le plus vaste choix de locations de vacances au monde ainsi qu’une interface épurée et facile d’utilisation qui leur permet de découvrir une offre d'hébergements provenant de plus de 300 sites partenaires. Basée à Berlin, l’entreprise emploie actuellement plus de 150 employés et est présente sur 12 marchés européens ainsi qu’aux États-Unis, en Russie, au Mexique, au Brésil et en Australie.
par LYFtv-Sports
le Lun 11 Juin 2018 - 12:02
 
Rechercher dans: Historique LYFtvNews
Sujet: Environnement : même les terrains de football sont pollués !
Réponses: 0
Vues: 975

Environnement : même les terrains de football sont pollués !

Un rapport  montre l’exposition inquiétante des sportives et des sportifs à la pollution de l’air à #Paris, #Lyon et #Marseille. 

Greenpeace France a mesuré les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) aux abords de six terrains de football dans les trois premières villes françaises.


 Sur sept sessions de mesures de deux heures, les résultats de six d’entre elles se situent au dessus de la valeur limite annuelle moyenne imposée par l'Union européenne [1]. Un résultat inquiétant pour des lieux où la pratique sportive exigerait des niveaux de polluants atmosphériques les plus bas possibles. Pour répondre à l’urgence sanitaire, Greenpeace appelle les responsables politiques à restreindre le trafic routier en ville en investissant dans les mobilités durables, telles que les transports en commun et le vélo. 
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Le dioxyde d’azote (NO2) est un polluant atmosphérique toxique, très lié au trafic routier et responsable de 8 230 morts prématurées en 2013 en France selon l’Agence européenne de l’environnement. Une forte concentration de NO2 est aussi un indicateur de la présence d’autres polluants atmosphériques comme les particules fines, également très nocives. Les conséquences sur la santé de l’exposition à la pollution de l’air sont de mieux en mieux documentées et leur liste ne cesse de s’allonger : asthme, naissances prématurées, problèmes cardio-vasculaires, cancer, …
Les concentrations en NO2 mesurées par Greenpeace sont particulièrement préoccupantes parce qu’elles interviennent dans des lieux et à des heures où enfants et adultes peuvent pratiquer une activité physique et donc inhaler 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos. C’est à Marseille qu’a été relevée la concentration de NO2 la plus élevée, avec 120 µg/m3 mesurés sur le terrain La Martine. Si elles ne permettent pas d’établir des moyennes à l’année, ces mesures viennent illustrer concrètement que la pollution de l’air fait partie du quotidien et qu’elle nous affecte d’autant plus lors de pratiques sportives où nous y sommes particulièrement vulnérables. 
Pour autant, il n’est pas question, pour Greenpeace, que les gens renoncent à faire du sport en ville, source de plaisir et de bien-être. 
Pour Sarah Fayolle, chargée de campagne Climat et Transports à Greenpeace France, “nous devons pouvoir bouger et respirer sans danger, en ville comme ailleurs. Cela implique d’agir sur les causes structurelles de la pollution de l’air, au premier rang desquelles le trafic routier. Les responsables politiques des grandes villes et agglomérations, les maires en particulier, ont le pouvoir et le devoir de rendre nos villes plus respirables en les libérant progressivement, mais rapidement, des voitures individuelles, diesel d’abord, puis essence. Ils doivent promouvoir les alternatives : transports en commun et vélo en tête.
Notes aux rédactions
[1] La France vient d’être renvoyée devant la Cour de Justice Européenne, justement pour ses dépassements de cette valeur limite annuelle de 40 µg/m3, dans des grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille. 
Le rapport complet “Football : la pollution de l’air s’impose sur le terrain” est accessible ici

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