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22022024
Des comédies les plus drôles aux drames les plus déchirants, l’enfance a été et restera un sujet majeur du cinéma. Depuis la première représentation du cinématographe, en 1895, lorsque Louis Lumière présente son film Le Repas de bébé, mettant en scène son frère, Auguste Lumière, avec son épouse et sa fille, la figure de l’enfance n’a cessé d’inspirer les plus grands cinéastes.
La rétrospective de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé permettra dexplorer les nombreux portraits denfants qui ont jalonné le cinéma muet*

Les drames de lenfance, source dinspiration du cinéma muet
Les drames et les grandes injustices de l’enfance jalonnent l’histoire du cinéma, de La Marâtre (1906) qu’Alice Guy tire de La Cousine Bette d’Honoré de Balzac, au Pré de Béjine, film inachevé de Sergueï Eisenstein, en passant par les films de Jacques Feyder qui saisissent avec justesse l’intempérance, la violence des sentiments et le regard que les enfants portent sur le monde dans Gribiche, Visages d’enfants ou Poil de carotte, réalisé par Julien Duvivier en 1925. En Allemagne, dans Die Unehelichen (1916) Gerhard Lamprecht met en scène et dénonce les traitements déplorables et inhumains infligés, en écho au rapport officiel d’un organisme luttant contre l’exploitation et la violence et pour la protection des enfants. Le film de Germaine Dulac La Mort du soleil (1922) narre, quant à lui, le dévouement de l’assistante d’un scientifique dans la recherche pour éradiquer la tuberculose, cause de multiples décès infantiles.

Des films d’aventure interprétés par des enfants
Parallèlement à la souffrance et la misère, les films mettent fréquemment en scène des récits de parcours initiatiques ou d’aventures menées par de jeunes protagonistes : Umanità d’Elvira Giallanella (1919), conte poétique pacifique sur deux enfants seuls survivants d’une catastrophe qui a détruit l’humanité, My Boy d’Albert Austin et Victor Heerman (1921), avec un Jackie Coogan débarquant à Ellis Island, Mälarpirater de Gustaf Molander (1923), une comédie de jeunes pirates, ou le patriotique Tour de France par deux enfants de Louis de Carbonat (1924).


De véritables enfants stars au temps du cinéma muet
Un des premiers enfants-vedette du cinéma en France se nomme René Dary. Il débute à l’âge de trois ans dans la série réalisée par Louis Feuillade « Bébé Abélard », tourne près d’une centaine de courts métrages avant d’être détrôné par René Poyen, quatre ans, qui incarne Bout-de-Zan, introduit au cinéma en 1912 dans Bébé adopte un petit frère… Louis Feuillade poursuit son exploration de la jeunesse, notamment avec le récit de deux orphelins Pierrot et Pierrette (1924) dans lequel René Poyen, devenu adolescent, incarne le jeune frère. Mais l’enfant le plus célèbre du cinéma muet demeure sans aucun doute Jackie Coogan qui tourne dès l’âge de trois ans, en 1917, avec Charlie Chaplin avant de devenir une star en 1921 grâce à son inoubliable interprétation dans The Kid. En 1922, il interprète une des figures mythiques de la littérature de Charles Dickens, Oliver Twist, aux côtés de Lon Chaney dans le film de Frank Lloyd. Les multiples adaptations cinématographiques de l’œuvre de Dickens n’étendent jusqu’au Danemark où A. W. Sandberg porte à l’écran, entre autres, David Copperfield (1922).


Ces adultes qui interprètent des enfants
Si les enfants-star forcent l’admiration du public par leur grâce et leur naturel, les stars adultes endossent parfois le rôle avec excellence. Mary Pickford a déjà 16 ans lorsqu’elle entame sa carrière au cinéma, et pourtant son visage poupon et sa petite stature la cantonne trop souvent à des rôles d’enfant qui façonnent son succès tout autant qu’ils l’enferment. Dans Sparrows (1926), drame terrifiant à l’atmosphère tendue, elle joue à 33 ans le rôle d’une jeune fille de 15 ans. Dans un registre en apparence plus léger, Asta Nielsen parvient à faire surgir la spontanéité et l’insolence de la jeunesse dans Engelein (1913) et Das Versuchskaninchen (1916). Au Japon, Yasujiro Ozu se fait le témoin incisif de la rébellion des Gosses de Tokyo (1932) et de la générosité d'un chômeur dans Une Auberge à Tokyo (1935).
 


Candeur, élan, insoumission, rêve et imagination, l’enfance est un territoire infini et intarissable pour le cinéma, depuis son invention. La rétrospective de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé qui se tiendra du 14 février au 19 mars 2024 en sera un parfait exemple. Tous les films seront accompagnés par des pianistes issus de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

Télécharger la liste des films en cliquant ici

* Petits anges ou diablotins (Les petites canaillesBout de Zan ou Léontine), aventuriers intrépides, témoins ou victimes des petits travers et des grandes injustices (Gosses de Tokyo, Yasujiro Ozu, 1932Poil de carotte de Julien Duvivier, 1925Le Pré de Béjine, film inachevé de Sergueï Eisenstein de 1937), l’enfance illuminera lécran de la Salle Charles Pathé.  Le cycle abordera également les figures marquantes et incontournables de la littérature de Charles Dickens (David Copperfield dDanois A. W. Sandberg, 1922Oliver Twist de Frank Lloyd, 1924) tout comme les performances deenfants stars tel que Jackie Coogan (The Kid de Charles Chaplin, 1921, My Boy de Albert Austin et Victor Heerman, 1921ou les stars adultes jouant les éternels enfants : dMary Pickford dans Les Moineaux (Sparrows, 1926) à Asta Nielsen dans Das Versuchskaninchen, 1916.

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73 avenue des Gobelins, 75013 Pari


Tarifs :
Billet couplé 1 séance de cinéma + accès aux espaces d'exposition :
Tarif plein : 7 € ; Tarif réduit : 5,50 € ; Moins de 14 ans : 4,50 €
Carte 5 places (valable 3 mois) : 20 €
Horaires Salle Charles Pathé et Expositions :
Mercredi et jeudi 14h - 19h
Mardi et vendredi 14h - 20h30
Samedi 11h30 - 19h


Presse
Emilie Imbert Relations Presse
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