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03022022
Paris, le 3 février 2022, l'Institut Montaigne a révélé sur France Inter les résultats d'une grande étude inédite, Une jeunesse plurielle - Enquête auprès des 18-24 ans, pilotée par Olivier Galland, sociologue spécialiste de la jeunesse et directeur de recherche émérite au CNRS, et Marc Lazar, professeur d'histoire et de sociologie politique à Sciences Po. Deux ans après le début de la crise du Covid-19 et à trois mois de l'élection présidentielle, cette enquête réalisée par Harris Interactive au mois de septembre 2021 auprès de plus de 8 000 jeunes, dresse un portrait de référence de la jeunesse en 2022.

 

Une jeunesse plurielle - l'enquête sur les 18 24 ans de l'Institut Montaigne Visuel%20cp

Existe-t-il une jeunesse ? Quelles sont les caractéristiques permettant de la définir ? Est-elle contrastée territorialement, culturellement, socialement ou selon le genre ? Est-elle massivement convertie à la culture du woke ? Peut-on parler de rupture générationnelle ?
Cette enquête propose :
- un portrait inédit de la jeunesse française ;
- une comparaison des orientations et aspirations de la jeunesse avec les générations des parents et des Baby Boomers. Deux enquêtes complémentaires ont été réalisées : une enquête conduite auprès de la génération des parents (46 à 56 ans - 1 000 personnes) et  une enquête conduite auprès des Baby Boomers (66 à 76 ans - 1 000 personnes) ;
- une typologie de quatre grands portraits de jeunes Français.
Notre méthodologie 
Échantillon

Cette enquête a été réalisée avec Harris Interactive au mois de septembre 2021, auprès de trois échantillons : 
Un échantillon principal de 8 000 personnes, représentatif de la génération des « jeunes », âgés de 18 à 24 ans au moment de l'enquête ;
Un échantillon miroir de 1 000 personnes, représentatif de la génération des « parents », âgés de 46 à 56 ans au moment de l'enquête ;
Un échantillon miroir de 1 000 personnes, représentatif de la génération des « Baby Boomers », âgés de 66 à 76 ans au moment de l'enquête.
Constitution 
La constitution des échantillons respectant les critères de représentativité a été établie sur la base de quatre critères : le sexe croisé avec l'âge, la région, la taille de l'unité urbaine, la profession et la catégorie socioprofessionnelle (PCS). 
Questionnaire
Les contacts sélectionnés en fonction des critères de représentativité ont été sollicités par emailing et ont rempli le questionnaire en ligne. Celui-ci a été conçu pour que les enquêtés puissent y répondre dans un temps ne dépassant pas 25 minutes.
Redressement
L'Institut Harris Interactive a fourni un coefficient de redressement (toujours inférieur à 4, même pour les profils les plus rares, afin de minimiser l'impact du redressement sur les données brutes) pour chacun des échantillons afin de corriger les distorsions, lorsqu'elles existent, entre les données brutes et la structure idéale (respectant strictement les quotas).
Comité scientifique
Un conseil scientifique a été constitué, composé de 12 personnalités du secteur public et privé, du monde de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Des jeunes heureux...
Les jeunes sont 82 % à se déclarer heureux. La qualité des relations sociales est une composante essentielle de leur bien-être, loin devant les questions d'argent. Leur réalisation personnelle passe également par un désir de mobilité, puisqu'ils aspirent pour un sur cinq d'entre eux à partir vivre à l'étranger. Ils déclarent  également en priorité vouloir faire le choix d'un travail qui leur permettra de se réaliser personnellement : pour 42 % d'entre eux, le  choix d'un travail par passion est une priorité. 
...tout en faisant face à des difficultés importantes
Les questions d'argent préoccupent beaucoup les jeunes : 59 % d'entre eux trouvent les questions d'argent difficiles (43 % les relations amoureuses, 41 % les études, 31 % le logement). 41 % des jeunes disent également rencontrer des difficultés dans le cadre de leurs études et 28 % s'estiment insatisfaits de leur orientation scolaire. Cette situation a des effets psychologiques beaucoup plus délétères chez les jeunes de faible niveau d'études et est un facteur décisif de mal-être chez beaucoup d'entre eux. 55 % des jeunes de niveau d'étude inférieur au bac et ayant été mal orientés trouvent les études inutiles (vs 47 % bac+2).
Les jeunes Français ont par ailleurs beaucoup souffert du Covid-19 : 51 % d'entre eux indiquent que la crise sanitaire a eu un impact négatif sur leur moral et évoquent le sentiment d'être isolé. Les conséquences que cela a eu sur leur travail, le déroulement de leurs études ou encore leurs relations sociales ont par exemple causé chez 22 % des jeunes des troubles alimentaires. 
Pas une jeunesse, mais des jeunesses
Les jeunes Français, malgré des préoccupations et des aspirations communes, sont clivés autour de plusieurs thèmes comme le sexe et le genre, le capital culturel ou encore leur origine nationale. 
4 profils des jeunes Français
Articulés, ces 3 clivages permettent de dégager 4 profils types de jeunes :
Les démocrates protestataires (39 %), des jeunes diplômés universitaires et étudiants, issus de familles favorisées à haut capital culturel qui entretiennent un rapport plus positif avec l'école et ressentent de très faibles difficultés matérielles. Ils sont davantage intéressés que les autres par les questions sociétales. Ils sont optimistes sur l'évolution de la société française. S'ils ne se contentent plus de l'exercice du droit de vote pour peser sur la destinée de leur pays et peuvent manifester ou relayer leurs opinions sur les réseaux sociaux, ils rejettent pour autant la violence politique en restant attachés au modèle démocratique représentatif. 91 % de ces jeunes considèrent le vote « utile ».
Les désengagés (26 %), des jeunes qui sont en retrait sur toutes les questions sociétales et politiques. Ils représentent l'antithèse des « démocrates protestataires ». Leur principale caractéristique est de ne pas exprimer d'opinion politique : 63 % d'entre eux n'indiquent aucune proximité avec un parti et 47 % ne se positionnent pas sur l'axe gauche-droite.
Les révoltés (22 %), des jeunes qui sont davantage que les autres en détresse psychologique (38 % des jeunes « révoltés » sont dans ce cas contre 27 % pour l'ensemble des jeunes) et en situation matérielle difficile (39 % d'entre eux disent y arriver difficilement ou en contractant des dettes (26 % pour l'ensemble). Ils sont favorables à un changement radical, de nature révolutionnaire, de la société, et prêts à justifier la violence politique pour y parvenir. Ils sont 54 % à approuver les manifestations d'opposition aux mesures sanitaires prises par le gouvernement durant les premières vagues de la crise de la Covid-19 ou y avoir participé et sont plus souvent hostiles aux contrôles de police (38 % d'entre eux les trouvent excessifs contre 24 % pour l'ensemble des jeunes). 
Les intégrés transgressifs (13 %), des jeunes qui malgré de nombreux signes d'intégration économique et sociale, semblent gagnés par une culture transgressive en matière de respect des règles en montrant une plus grande tolérance à l'égard des comportements violents et déviants. Ils se caractérisent également par un faible attachement à la démocratie, sont  parmi les plus sensibles à la question du racisme structurel (72 % d'entre eux considèrent que la France est une société structurellement raciste, contre 46 % de l'ensemble des jeunes). Sur l'ensemble des comportements violents, incivils ou déviants ils sont nettement plus tolérants que les autres jeunes.  
Face aux autres générations, des jeunes partagés entre engagement et désaffiliation politique
Les jeunes se sentent très concernés par les questions de société : 64 % d'entre eux considèrent que la société doit être améliorée progressivement par des réformes. Beaucoup de préoccupations sont d'ailleurs partagées avec leurs parents et les Baby Boomers comme les violences faites aux femmes, le terrorisme et l'écologie. Par ailleurs, 62 % estiment également les questions environnementales très importantes, contre 51 % de la génération des parents et 46 % des Baby Boomers 
Si les jeunes sont indéniablement plus sensibles que les générations précédentes à la thématique du racisme structurel puisque 46 % d'entre eux sont d'accord avec l'idée que la France est et demeurera une société raciste du fait de son passé colonial, contre respectivement 33 % et 30 % pour la génération des parents et des Baby Boomers, les jeunes français ne sont pas pour autant massivement gagnés par le wokisme. Les partisans convaincus de ce courant de pensée, c'est-à-dire ceux qui y adhèrent sans restriction, ne sont qu'une minorité comprise entre 1/10 et 1/3 selon les sujets que l'on considère. 
Sur le plan politique, la principale divergence générationnelle tient à la désaffiliation politique des jeunes qui s'est considérablement amplifiée : 64 % des jeunes montrent des signes de désaffiliation politique (en ne se situant pas sur l'échelle gauche-droite ou en ne se sentant de proximité avec aucun parti) contre 40 % pour les parents et 36 % pour les Baby Boomers. Seule une minorité de jeunes s'identifient de façon claire sur le plan politique (36 % contre 60 % des parents et 64 % des Baby Boomers). Et seulement 51 % des jeunes se sentent très attachés à la démocratie, contre 59 % des parents et  71 % des Baby Boomers
Par ailleurs, la montée de la tolérance envers la violence politique est significative puisque 49 % des jeunes trouvent "acceptables" ou "compréhensible" d'affronter des élus pour protester - contre 40 % de la génération des parents et 46 % des Baby Boomers - et 1 jeune sur 5 trouve acceptables et compréhensibles des actes de dégradation de l'espace public - contre moins d'une personne sur 10 parmi la génération des parents et environ une personne sur 20 dans la génération des Baby Boomers.
Enfin, en 2022, les jeunes femmes sont à l'avant garde sur beaucoup de questions politiques et sociétales et sont par ailleurs très sensibles aux questions des violences sexuelles, dont 28 % d'entre elles affirment en avoir été victimes. Elles sont plus que les jeunes hommes et comparativement plus que leurs devancières un moteur de l'évolution générale des attitudes socio politiques et particulièrement à l'égard des questions relatives au genre : 60 % d'entre elles estiment que les différences de genre sont produites par la société, contre respectivement 37 % de la génération des parents et 36 % de la génération des Baby Boomers.
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