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04022022
Violences sexuelles, insécurité, GPA, nucléaire ... A deux mois du premier tour l’élection présidentielle, le magazine Femme Actuelle a commandé à l’Ifop une grande enquête permettant de faire un état des lieux des positions des Françaises sur tout un ensemble de propositions ou thématiques agitant la campagne électorale.
Réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 2000 personnes – dont 1000 femmes et 1000 hommes –, cette enquête met en lumière deux tendances apparemment contradictoires :
Un parti pris progressiste sur les débats sociétaux… 
La première tendance est l’expression d’un certain libéralisme culturel qui se caractérise par un parti pris progressiste sur les débats sociétaux contemporains : GPA, euthanasie, cause animale…
Les Françaises sont soucieuses d’un traitement pénal plus efficace des faits de violences sexuelles : 93% d’entre elles défendent la création d’une justice spécialisée sur le modèle de la proposition de la candidate Valérie Pécresse, soit une proportion légèrement inférieure que celle observée chez les hommes (85%).
Les résultats auprès des femmes mettent également en exergue un certain attrait pour la question de la cause animale. En effet, trois femmes sur quatre (75%) sont favorables à l’interdiction de la chasse le week-end.
Aujourd’hui interdit en France, le suicide assisté est peu présent dans les débats de la campagne présidentielle alors que sa mise en place est largement soutenue : 88% des femmes se positionnent majoritairement en faveur de son autorisation, ce qui fait dire à Janine Mossuz-Lavau que « les responsables politiques ont un temps de retard par rapport à l’opinion ».
Le point de vue de Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherches CNRS au Cevipof
« Il n’y a pas d’énormes différences avec les réponses des hommes, ce qui est une bonne chose. On note toutefois que les femmes sont un peu moins répressives, sécuritaires et hostiles aux étrangers qu’eux. »
Une demande d’autorité et de sécurité
Ce libéralisme sociétal n’empêche pas une demande d’autorité et une droitisation de la part des femmes interrogées se matérialisant par un durcissement de leur position sur les questions sécuritaires et identitaires.
Cette demande de sécurité s’exprime chez les Françaises par la défense majoritaire de l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans (79%) permettant de renforcer les possibilités d’emprisonnement des mineurs délinquants.
Pour François Kraus (IFOP), « Certes, le son­dage confirme une droitisation de l’élec­torat féminin. Sur le régalien, les femmes expriment une demande d’autorité. Pour autant, elles ont des positions libertaires, moins conservatrices sur le plan socié­tal que les hommes. »
Les problématiques économiques et sociales, mais aussi des thématiques clivantes comme le nucléaire et la suppression du droit du sol, illustrent la persistance d’une différenciation marquée entre les prises de positions des femmes et celles des hommes.
Les Françaises sont assez partagées sur la question de la suppression du droit du sol permettant l’acquisition automatique de la nationalité françaises aux enfants nés en France de parents étrangers : 58% des femmes y sont favorables contre 66% des hommes.
De même sur la question de la cause animale, cet écart s’exprime également de manière significative. Tandis que 67% des Françaises souhaitent l’instauration d’un secrétariat d’Etat à la cause animale, les hommes ne soutiennent la mesure qu’à 55%.
Dans un tout autre registre, la question du nucléaire illustre un clivage entre les deux sexes qui reflète leur plus grande sensibilité aux questions environnementales. De fait, les femmes sont 55% à souhaiter l’arrêt du recours à l’énergie nucléaire contre 35% des hommes.
Enfin, malgré la tendance commune entre hommes et femmes à davantage soutenir l’extension de la GPA aux couples homosexuels, cette question met tout de même en exergue un « gender gap » avec 11 points d’écart entre l’adhésion des femmes à cette mesure (62%) et celle des hommes (51%).
Le point de vue de François Kraus :
La crispation identitaire et la demande de protection et d’autorité émise par les Françaises ne signifie pas pour autant un désir de conservatisme sociétal ou de libéralisme sur le plan économique. Comme d’autres études récentes (ex : European Values Survey – 2018), cette enquête met en valeur une double tendance – faussement contradictoire – au libéralisme sociétal d’un côté et à une demande de sécurité de l’autre. Elle met ainsi en exergue l’impasse électorale des candidats qui, s’ils répondent à une demande d’ordre, affichent un conservatisme sociétal qui les met en porte-à-faux avec un électorat – notamment féminin – qui s’avère, structurellement, de plus en plus ouvert sur les enjeux sociétaux.
Fiche technique
Étude Ifop pour Femme Actuelle réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 10 au 14 janvier 2022 auprès d’un échantillon de 1 043 femmes, extrait d’un échantillon national représentatif 2 002 personnes âgées de 18 ans et plus

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