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Gilles Roman
Gilles Roman
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Date d'inscription : 04/05/2015
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22052023
A l’occasion de la journée mondiale du bricolage, le 24 mai, l’Ifop publie une *étude sur un des rares domaines du travail domestique dans lequel les hommes en font plus que les femmes (INED 2010), à savoir le petit bricolage, et plus largement sur les activités dites « masculines » (ex : dépannage, barbecue, plomberie…) comme celles qui impliquent l’usage de la force physique (ex : ouverture d’un pot de confiture…). Réalisée auprès de 1 038 Françaises, cette étude montre que le bricolage n'est plus une « affaire d'hommes » et que les femmes aspirent à une « dégenrisation » des tâches ménagères, même si dans les faits, la répartition des tâches dites « masculines » reste marquée par une grande inertie, notamment car certains hommes voient dans leur féminisation une remise en cause de leur « rôle de genre ».
Les hommes n’ont plus le monopole du petit bricolage au sein du foyer, mais ce genre de taches reste majoritairement à leur charge : 52% des femmes vivant en couple sous le même toit déclarent que c’est leur conjoint qui s’occupe de faire le petit bricolage, soit nettement moins que ce que l’INSEE observait il y a une quinzaine d’année (71% en 2005). A l’inverse, le nombre de femmes s’en chargeant – elles-mêmes ou autant que leur compagnon – a quasiment doublé depuis 2005, passant de 25% à 44% en quinze ans. Certes, la prise en charge exclusivement féminine du petit bricolage reste un fait minoritaire (17%) mais elle progresse (+7 points depuis 2005), portée par des jeunes beaucoup plus investies que leurs ainées : 24% des filles de moins de 25 ans en couple se chargent seules du petit bricolage, contre seulement 13% des femmes de 65 ans et plus.
Les tâches domestiques traditionnellement masculines ne sont plus perçues comme l’apanage des hommes mais comme pouvant être assumées par les deux sexes. Par exemple, monter un meuble sur un mur est considéré comme une activité « ni masculine, ni féminine » par une majorité de femmes (61% contre 34% qui l’attribuent aux hommes), de même qu’ouvrir un pot difficile (60%) ou nettoyer la voiture (68%). Et on retrouve cette volonté de « dégenrisation » sur d’autres tâches comme « percer des trous dans un mur » (51%) ou « déboucher une canalisation » (51%). Dénoncé récemment par Sandrine Rousseau (août 2022), l’entretien et l’allumage du barbecue reste en revanche à forte connotation masculine : 48% des femmes hétérosexuelles estimant qu’il s’agit d’une tache « masculine », contre 49% jugeant qu’elle est mixte.
Dans les faits, beaucoup de taches dites « masculines » restent majoritairement à la charge de l’homme, surtout celles nécessitant l’usage de la force physique comme changer une roue crevée (62%), percer des trous dans un mur (60%) ou changer une pièce sous un lavabo (62%). De même, « allumer et entretenir le barbecue » reste une tâche très majoritairement prise en charge par l’homme : 58% des femmes déclarent que c'est leur conjoint qui s’en charge, contre 6% qui disent que c'est elles et 20% qui déclarent que c'est « autant l’un que l’autre ». En revanche, à rebours de certaines idées reçues, des tâches impliquant l’usage de la force physique ne sont pas l’apanage des hommes : c'est le cas de l’ouverture des pots difficiles : 54% des femmes déclarent les ouvrir aussi souvent que leur compagnon, sans doute parce qu’elles ont plus en charge la cuisine du foyer.
Parmi les freins à la féminisation du bricolage, il y a le fait que ces tâches « masculines » sont pour certains hommes un marqueur de virilité qu’ils ne veulent pas abandonner : près d’un homme sur deux (45%) de moins de 35 ans admettent avoir déjà refusé que leur femme bricole car ils considéraient « qu’il s’agissait de tâches qui [leur] revenaient en tant qu’homme ». Et cette proportion est particulièrement forte chez les ouvriers (46%) et les hommes en début de relation (50% des hommes en couple depuis moins de 3 ans), deux catégories d’hommes qui ont plus tendance que la moyenne à sur jouer leur rôle de genre, voir à coller aux stéréotypes classiques de la masculinité. Le stéréotype de virilité renvoyé par le bricoleur est d’ailleurs aussi chez les jeunes hommes une source d’exagération de leurs compétences : 45% des hommes de moins de 35 ans admettent avoir déjà surestimé leurs compétences en la matière et 38% avoir déjà fait appel à une aide extérieure, mais sans le dire à leur proches…
Les tâches liées au bricolage au sein du foyer sont une source de tensions conjugales, notamment chez les femmes qui s’en chargent : 52% des Françaises en couple cohabitant se disputent régulièrement ou occasionnellement avec leur conjoint au sujet de la réalisation de petit bricolage (plomberie, petites réparations, montage…). Et ces tensions sont particulièrement élevées dans les couples où ce sont les femmes qui s’occupent exclusivement du bricolage : 82% des femmes s’occupant toujours du bricolage dans le foyer rapportent se disputer à ce sujet, contre seulement 29% dans les couples où c'est l’homme qui s’en charge de manière exclusive. Il est probable que ces tensions soient le signe de critiques masculines sur la manière dont la femme en couple bricole, ce qui serait là aussi un « signe de résistance » à la remise en cause de leur légitimé « naturelle » à accomplir ce type de tâche.
Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle genre, sexualités et santé sexuelle de l'IFOP.
« Une forme d’inertie existe toujours dans le processus de répartition des tâches, les unes étant considérées comme féminines, les autres comme masculines. Malgré #MeeToo et une remis en cause croissante des rôles des genres, il y a toujours des tâches associées aux hommes, et qu’ils prennent en charge.
Cette étude montre ainsi que le bricolage, l’entretien de la maison, la voiture ou encore le barbecue sont des activités qui restent à dominante masculine. Elle témoigne également du fait que les femmes s’autonomisent et expriment la volonté de dégenrer les tâches dévolues aux hommes, qu’elles considèrent majoritairement comme mixtes. Toutefois, et dans les faits, on assiste sans doute à une résistance des hommes à laisser les femmes s’investir dans ce domaine, car ils estiment qu’il relève de leur rôle de genre, voire qu’ils ne seraient pas de « vrais hommes » s’ils les laissaient faire.
Après, même si la répartition des tâches ménagères est encore très inégale, les hommes ne font pas rien à la maison. Mais ils s’investissent avant tout dans des activités de l’ordre de l’exceptionnel, qui se voient et sont socialement valorisées car contribuant à l’amélioration du logement. Tâches qui, par ailleurs, ne sont pas aussi chronophages que celles assumées quotidiennement par les femmes. »
*Étude Ifop pour Depanneo.com réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 17 avril 2023 auprès d’un échantillon de 1 038 femmes, représentatif de la population française féminine âgée de 18 ans et plus. Afin d’offrir une comparaison entre les deux sexes, certaines questions ont aussi été posées à un échantillon d’hommes âgés de 18 ans et plus (955 hommes âgés de 18 ans et plus – Avril 2023).

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