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13122021
Début décembre 2021, la situation en France, et dans la plupart des pays d’Europe de l’ouest, est marquée par une 5 ème vague forte liée au variant Delta dont le pic ne semble pas encore atteint, et par l’arrivée du variant Omicron, qui soulève beaucoup d’incertitudes. Sans baisse des taux de transmission par rapport au niveau actuel, les semaines à venir devraient être marquées par une augmentation des admissions hospitalières de patients COVID-19 en lien avec la 5ème vague du variant Delta, avec un pic d'admissions à l'hôpital qui pourrait être supérieur à 2 000 par jour (proche du niveau observé lors de la deuxième vague de l'automne 2020). 
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Une baisse de seulement 10% des taux de transmission en population permettrait de réduire de 40% le pic d'admissions hospitalières et soulagerait un secteur hospitalier éprouvé par vingt mois de crise sanitaire. Par ailleurs, la taille de la vague pourrait être nettement plus conséquente si les doses de rappel n’étaient pas suffisamment acceptées et effectuées d’ici fin janvier 2022. S'est rajoutée depuis dix jours l'émergence d'un nouveau variant appelé Omicron, dont le profil mutationnel apparait préoccupant, et pour lequel les premières informations disponibles suggèrent qu'il se répand extrêmement rapidement. Son émergence daterait d'octobre 2021, vraisemblablement en Afrique du Sud. Depuis une semaine, il a été identifié dans la plupart des pays européens, et a déjà été responsable de clusters de très grande taille, notamment dans un restaurant norvégien et dans une soirée d'étudiants au Danemark. Sa rapidité de propagation en population largement immunisée (soit par infection naturelle, soit par vaccination), suggère qu'il possède une capacité d'échappement immunitaire très conséquente. Si on peut s'attendre à ce que la vaccination protège contre les formes graves, la très grande circulation du virus, y compris en population immunisée finira par toucher les personnes à risque de formes graves : les sujets non vaccinés, les sujets à risque n'ayant pas réalisé leur dose de rappel, et les sujets présentant des déficits immunitaires chez qui la vaccination n'est pas efficace. Il en résultera un surcroit d'hospitalisations qui se rajoutera à celles liées à la vague Delta. A court terme, le risque est essentiellement porté par la circulation du virus Delta. La modélisation de l’introduction et de l’extension du virus Omicron en France permettra d’anticiper le remplacement plus ou moins du variant Delta par le variant Omicron. 
Il est à ce jour difficile de mesurer son impact, en l’absence de données consolidées de séroprotection croisée (post-vaccinale et post-infectieuse) et d’informations robustes sur son pouvoir pathogène. 
Face à cette double menace, Delta et Omicron, la réponse est la même : 
1. Freiner la circulation du virus avec des mesures de contrôle dans l'espace public qui relèvent de décisions gouvernementales (ex : passe sanitaire, jauges pour les rassemblements, télétravail, écoles, ...), et de limitations des comportements individuels à risque (ex: diminution des contacts, ne pas sortir si symptomatique, utilisation des tests antigéniques et autotests, comment organiser les rassemblements privés, aération, capteurs de CO2, masques et gestes barrières...). Une attention toute particulière devra être portée à la prévention de clusters de grande taille qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur de la progression épidémique. 
2. Compléter le programme vaccinal en réitérant l'urgence qu'il existe pour les non-vaccinés à se faire vacciner ; en s’assurant que les personnes fragiles peuvent bien bénéficier des doses de rappel, tout en y associant l'ensemble de la population adulte. La vaccination de rappel est insuffisante chez les soignants et doit être accélérée. 
3. Faciliter la prescription et la mise à disposition en pratique des anticorps monoclonaux pour les personnes à risque de formes graves, notamment celles qui présentent un déficit immunitaire sévère et les personnes non-vaccinées âgées ou avec comorbidités. Les antiviraux par voie orale pourront être également utilisés, en tenant compte de leur efficacité, quand ils seront disponibles. 
4. Utiliser très largement les tests diagnostiques en cas de symptômes ou avant un évènement : tests antigéniques ou autotests au plus proche de l’évènement. Tout test antigénique ou autotest positif doit être confirmé par un test PCR de criblage. 
5. Renforcer la surveillance épidémiologique par criblage et séquençage, et le « TesterAlerter-Protéger », notamment pour les personnes diagnostiquées avec le variant Omicron. 
6. Les grands évènements pouvant conduire à des clusters géants doivent être évités. S’ils sont maintenus, ils doivent associer le passe sanitaire et les mesures barrières individuelles dont le port du masque. 
7. Renforcer les capacités hospitalières pour faire face à l'accroissement des hospitalisations dans les semaines qui viennent et accélérer la vaccination de rappel chez les soignants, y compris dans le secteur médico-social. 
8. Prêter une attention particulière aux populations très vulnérables (ex : EHPAD, personnes âgées, isolées, précaires…). 
9. Anticiper vis-à-vis du variant Omicron, et ce malgré les incertitudes. 
Il a un niveau de transmission élevé, mais sans gravité clinique particulière. Il touche probablement plus les jeunes enfants. Les vaccins actuels ont une efficacité diminuée mais conservée. 
10. Individualiser la réponse pour les territoires d'outre-mer en accélérant la primovaccination et les mesures de protection individuelles lors desréunions familiales de fin d’année. 
Il est essentiel de comprendre que pour limiter les conséquences de cette 5 ème vague et de l’arrivée du variant Omicron dans un contexte de vaccination élevée : 
 Il n’existe pas de solution miracle mais plutôt l’addition de plusieurs mesures ayant pour chacune d’entre elles un impact limité, mais qui devient important lorsqu’elles sont combinées. 
 La prévention doit être combinée, associant un renforcement marqué des mesures de contrôle et une accélération de la vaccination de rappel. 
 Le renforcement des mesures de contrôle va prendre environ 2 à 3 semaines avant d’avoir un impact significatif sur les entrées à l’hôpital. 
 La vaccination de rappel a un impact plus immédiat au niveau individuel (8 jours environ) sur la protection vis-à-vis de la survenue des formes sévères et graves, mais d’un point de vue épidémiologique et populationnel, cette vaccination de rappel n’aura un impact majeur qu’à partir de mi-janvier 2022, lorsqu’au moins 26 millions de personnes auront eu une dose de rappel. 
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