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par Admin
le Mar 11 Fév 2020 - 14:23
 
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Sujet: Société : rencontrer l'Amour au travail est (encore) possible
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Société : rencontrer l'Amour au travail est (encore) possible

Est-il encore possible 
de trouver l'amour au bureau ?
59% des Français ont déjà eu une relation amoureuse au travail
Le sexe au bureau, un fantasme pour 82% des Français, une réalité pour 44% d'entre eux !
51% des sondés ont préféré garder cette relation secrète.
Il s'agit en majorité d'histoires d'un soir (51%)... ... mais 12% des sondés ont trouvé l'amour de leur vie au bureau.
Pour la Saint-Valentin, 81% des Français ne veulent surtout pas recevoir de cadeau au bureau
A quelques jours de la Saint-Valentin, Deskeo a interrogé plus de 2 654 professionnels sur l'épineux problème de la drague au travail. Et même si, 14 % des couples se sont formés dans le cadre professionnel (Source Ipsos 2018), sur fond de #MeToo, peut-on encore trouver l'amour au bureau en 2020 ?
L'amour est sauf !
Même si l'actualité est malheureusement ponctuée d'affaires louches et souvent sordides, les Français restent optimistes et plus de 67% pensent qu'il est encore possible de trouver l'amour sur leur lieu de travail en 2020. 
Des « relations » de travail...
D'ailleurs, avoir une relation amoureuse au bureau semble être le cas pour plus de 59% des Français. Dans le détail, les femmes sont même plus nombreuses avec 61% de représentativité alors que les hommes ne sont que 56%. Les hommes séduisent davantage leurs proches collègues (42%) quand les femmes sont partagées entre les partenaires (35%) et les collaborateurs également (38%). 
Vive les afterworks !
Pour trouver l'âme sœur au bureau, rien ne vaut les séminaires ou évènements après le travail. En effet, plus de 46% des Français déclarent que ce sont les afterworks qui ont favorisé leur rencontre. Les réunions tardives arrivent en deuxième place avec 33%, juste devant les missions communes avec 20%.
Pour être amoureux, vivons... pas cachés !
Telle pourrait être la maxime des amoureux au travail. Même si 44% des hommes ont tenté de cacher leur relation amoureuse (alors que les femmes ne sont que 35% dans ce cas), plus de 59% de la gent féminine n'ont jamais essayé de dissimuler leur amour. 
Pour la vie ?
Apparemment, ces rencontres amoureuses au travail restent très éphémères pour la grande majorité des Français. En effet, pour 51%, l'idylle n'aura durée que quelques heures, 23% quelques jours et 14% quelques mois seulement. Heureusement, 12% de chanceux semblent avoir véritablement trouvé l'amour de leur vie. 
Non... Rien, de rien !
Que la relation ce soit fugace ou éternelle, dans tous les cas, les regrets ne sont pas au rendez-vous. Ainsi, 84% des femmes et 71% des hommes interrogés déclarent ne pas déplorer d'avoir eu cette relation amoureuse au travail. 
Hot working...
Pour ce qui est de passer à l'acte au bureau, seulement 44% des Français semblent l'avoir fait. En revanche, faire l'amour sur le lieu de travail, reste un vrai fantasme pour 79% des hommes et plus de 85% des femmes ! 
La Saint quoi ?
Avis à tous les Valentins et Valentines, si vous projetez d'offrir un cadeau à votre amour au bureau, mieux vaut changer d'idée... En effet, plus de 71% des hommes et 92% des femmes n'aimeraient pas du tout recevoir une preuve d'amour au travail.
*Méthodologie : enquête réalisée auprès de 2 654 professionnels répartis sur l'ensemble du territoire français, effectuée en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France, selon la méthode des quotas, durant la période du 31 janvier au 4 février 2020. Profils des personnes interrogées : 21% d'indépendants, 79% de salariés. Nombre de salariés : 24% de 1 à 10, 36% de 10 à 50, 32% de 50 à 200 : 8% plus de 200. Répartition des secteurs d'activités concernés : Assistanat, Administration : 6% / BTP, Chantier, Bureau d'études : 6% / Commerce, Marketing, Vente : 17% / Conseil : 8% / Direction générale, Direction centre de profits : 5% / Informatique, Télécoms : 17% / Restauration, Tourisme, Hôtellerie, Loisirs : 14% / Santé, Social, Service à la personne : 9% / Production, Maintenance : 1% / Environnement, Aménagement : 1% / Distribution, Magasin : 5% / Gestion, Finance, RH, Comptabilité, Audit : 6% / Métallurgie, Mécanique, Aéronautique : 1% / Logistique, Achat, Stock, Transport : 3%, Agri-Agro - Agriculture, Viticulture, Pêche : 1%. Toutes les informations mises en avant par les personnes interrogées sont déclaratives.
À propos de Deskeo
Créée en juin 2016 par Frank Zorn et Benjamin Teboul, Deskeo est un opérateur de bureaux flexibles qui recherche, aménage et gère les sièges sociaux d'entreprises de 10 à 500 salariés. Deskeo fait  partie du  groupe Knotel, le géant américain des bureaux flexibles. Cette fusion permet de proposer aux entreprises un environnement à leur image aux quatre coins du monde (France, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, Brésil...). Knotel compte près de 500.000 m2 de bureaux aménagés dans le monde et gère les sièges sociaux d'entreprises telles que Shell, AXA, EDF, Netflix, Starbucks, Amazon ou encore Uber.
[size=11]Plus d'informations : www.deskeo.fr [/size]
par LYFtvForum
le Mer 6 Nov 2019 - 17:56
 
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Sujet: IFOP : une enquête sur les français et la mémoire des traumatismes
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IFOP : une enquête sur les français et la mémoire des traumatismes

COMMENT LES FRANÇAIS APPRÉHENDENT-ILS LE TRAUMATISME EN 2019 ?
Une enquête de l'Observatoire B2V des Mémoires menée par l'IFOP
sur les relations entre mémoire et traumatisme perçues par les Français
 
Fin octobre 2019, les experts de l'Observatoire B2V des Mémoires ont présenté les résultats de l'enquête menée par l'IFOP sur les relations entre mémoire et traumatisme perçues par les Français.
 
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Attentats, guerres, #MeToo, incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, etc : chaque jour l'actualité questionne chacun d'entre nous sur la notion de traumatisme. Cette notion de traumatisme, s'inscrivant dans la mémoire individuelle et collective, est un des sujets de réflexion et de recherche de l'Observatoire B2V des Mémoires.
 
Pour évaluer en 2019 la connaissance des Français sur les liens entre la mémoire et le traumatisme, et découvrir ce que revêt pour eux cette notion, l'Observatoire B2V des Mémoires a élaboré en partenariat avec l'IFOP une enquête administrée auprès de 1508 Français.
 

Les résultats de l'enquête ont été commentés et analysés par des membres du Conseil scientifique de l'Observatoire B2V des Mémoires (Francis Eustache, neuropsychologue, Catherine Thomas-Antérion, neurologue, Robert Jaffard, neurobiologiste, Denis Peschanski, historien) ainsi qu'un expert invité, le Dr Jacques Dayan, pédopsychiatre et chercheur. 
 

Les grandes tendances de l'enquête, avec ou sans surprises ...
Dans l'ensemble, les réponses nous montrent que les personnes interrogées ont une bonne connaissance du concept de traumatisme psychique et de ses conséquences. Et si près d'1 Français sur 2 déclare avoir subi un traumatisme personnel, ils restent plutôt positifs sur la capacité à le surmonter. Enfin, la majorité considère que le traumatisme psychique est davantage pris en considération aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
Les attentats ont profondément marqué la société française ces dernières années avec l'attaque du Bataclan à Paris le 13 novembre 2015, comme figure de proue. A titre individuel, les agressions sexuelles et les violences physiques occupent la première place des évènements pouvant conduire au développement d'un traumatisme, pour les hommes comme pour les femmes.  La catastrophe écologique quant à elle se positionne à la 5ème place des situations traumatiques redoutées, après l'attentat, les violences sexuelles de guerre, le conflit armé et l'épidémie/crise sanitaire.
 

L'attentat, paradigme du traumatisme collectif ces dernières années
La décision d'Emmanuel Macron d'instaurer pour la première fois en France, le 11 mars 2020, une journée nationale en hommage aux victimes du terrorisme (en même temps que la journée européenne des victimes du terrorisme) illustre parfaitement le fait que l'attentat soit devenu la situation traumatique collective la plus difficile à surmonter.
Pour 74 % l'attentat est la situation traumatique à laquelle il est le plus difficile de faire face aujourd'hui et pour 88 %, l'attentat est le traumatisme collectif le plus marquant en France ces dix dernières années.
 

L'agression sexuelle considérée comme la situation conduisant le plus souvent à un traumatisme individuel
46 % des hommes et 65 % des femmes interrogés placent l'agression sexuelle en tête de liste comme source de traumatisme. Le décès d'un proche est en seconde position, et ce sont les violences physiques (50 % pour les femmes et 38 % pour les hommes) qui arrivent en troisième position.
 

La transmission du traumatisme : un sujet émergent
56 % pensent qu'une personne n'ayant pas personnellement vécu un traumatisme peut néanmoins présenter un trouble de stress post-traumatique. Mais la notion de transmission intergénérationnelle des traumatismes reste floue : 47% des répondants considèrent que le traumatisme d'une personne ne peut pas se transmettre, alors que les recherches actuelles suggèrent la possibilité d'un héritage épigénétique inter-générationnel ou trans-générationel des traumatismes.
 

Un impact du traumatisme sur la mémoire connu et compris
Les personnes interrogées ont globalement une bonne connaissance des effets du traumatisme sur la mémoire : 76 % ont déjà entendu parler du trouble de stress post-traumatique (flashback, remémorations incontrôlées de l'événement, difficulté à se projeter dans l'avenir, etc).
Concernant la mémoire collective, 74% considèrent que le travail sur la mémoire (recherche scientifique, réhabilitation des faits, enseignement, témoignages, publications …) est nécessaire à la reconstruction d'un pays.
 
- Francis Eustache (neuropsychologue)
- Robert Jaffard (neurobiologiste)
- Catherine Thomas-Antérion (neurologue)
- Denis Peschanski (historien), tous membres du conseil scientifique de l'Observatoire B2V des Mémoires
et de Jacques Dayan (pédopsychiatre), expert invité sur l'enquête.
par LYFtvForum
le Ven 18 Oct 2019 - 17:26
 
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Sujet: Un observatoire européen du harcèlement sexuel au travail
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Un observatoire européen du harcèlement sexuel au travail

#Metoo deux ans après…

OBSERVATOIRE EUROPEEN DU SEXISME ET
DU HARCELEMENT SEXUEL AU TRAVAIL
 
A l’occasion de l’anniversaire de l’éclatement de l’affaire Weinstein (5 octobre 2017) et de la libération de la parole qu’elle a entraînée dans tous les secteurs d’activité, la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS) ont commandé à l’Ifop une grande enquête permettant de mesurer l’ampleur des violences sexistes ou sexuelles subies par les Européennes sur leur lieu de travail. Comblant un manque de données fiables ou récentes sur le sujet – la dernière étude européenne réalisée sur le sujet remontant à 2012 (1) –, cette enquête menée dans les cinq plus grands de l’Union Européenne (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni) permet de quantifier les agressions à caractère sexiste ou sexuel subies par les femmes dans la sphère professionnelle tout en brisant certaines idées reçues sur les caractéristiques des victimes ou le profil de leurs harceleurs.


1 – SIX EUROPÉENNES SUR DIX ONT DÉJA SUBI DES VIOLENCES SEXISTES OU SEXUELLES AU COURS DE LEUR CARRIERE
v Loin d’être un environnement policé, où règne le contrôle de soi et des pulsions sexuelles, le monde du travail constitue un environnement où une majorité d’Européennes (60%) rapportent avoir déjà été victimes d’au moins une forme de violence sexiste ou sexuelle au cours de leur carrière.
Ce nombre de victimes au sens « large » – car il intègre toutes les formes d’atteintes sexuelles ou sexistes, qu’elles aient été répétées ou non – s’avère sensiblement plus fort en Espagne (66%) et en Allemagne (68%), deux pays ayant connu à la fois des politiques volontaristes (ex : plan d’un milliard d’euros pour le pacte d’Etat contre la violence sexiste en Espagne, plan d’action fédéral de 130 mesures en Allemagne en 2013) et des polémiques d’envergure nationale ayant sans doute accru la prise de conscience de l’opinion sur ces enjeux (ex : vague d’agressions en Allemagne en 2015, affaire de la « meute » en Espagne, harcèlement d’ouvrières agricoles marocaines en Andalousie…).
LA CONFRONTATION À AU MOINS UNE FORME DE VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL
- La proportion totale de femmes ayant été confrontées à au moins une situation -

v Ce chiffre global n’en masque pas moins le caractère très protéiforme de ces agressions, sachant que comme dans les espaces publics (2), les violences verbales ou visuelles sont les atteintes les plus répandues sur le lieu de travail, au premier rang desquelles les sifflements ou les gestes grossiers (26% en ont été victimes à plusieurs reprises) et les remarques déplacées sur la silhouette ou la tenue (17% en ont fait l’objet de manière répétée).
Les pressions psychologiques dans une logique de type « promotion canapé » constituent en revanche une pratique plus limitée : « seules » 9% des Européennes ont déjà subi au moins une fois des pressions afin d’obtenir de leur part un acte de nature sexuelle (ex : un rapport sexuel en échange d’une embauche ou d’une promotion…).
Mais la « pression sexuelle » subie au travail est loin de se réduire à des propos sexistes ou à des pressions psychologiques. Nombre de femmes rapportent avoir fait l’objet d’agressions physiques (ex : 14% à avoir subi à plusieurs reprises des contacts physiques légers) voire d’agressions sexuelles au sens strict du terme : 18% d’entre elles ont subi une agression sexuelle au moins une fois lors de leur carrière via des attouchements sur une zone génitale ou érogène (ex : main aux fesses).  

LA CONFRONTATION À DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL

- L’exposition personnelle à différentes situations sur son lieu de travail -
 

v  Dans la mesure où l’identification des agissements permettant de caractériser le harcèlement sexuel fait l’objet de débats auxquels les droits européens ne fournissent pas de réponse identique (3), l’Ifop l’a évalué à partir des critères juridiques français, sachant que leur définition correspond à la proportion de femmes ayant fait l’objet des situations précédemment testées « de façon répétée », à l’exception du fait d’avoir faire l’objet de pressions afin d’obtenir un acte de nature sexuelle pour lesquelles elle correspond à la proportion de femmes en ayant fait l’objet à « une seule reprise ».
L’enquête montre ainsi qu’au total, près d’une Française sur trois (30%) a déjà été harcelée ou agressée sexuellement sur son lieu de travail au sens juridique du terme, soit une proportion quasi identique à celle mesurée par l’Ifop en janvier 2018 (32%) sur une catégorie de travailleuses très similaire (4).
LA CONFRONTATION DES FRANCAISES À DES SITUATIONS DE HARCÈLEMENT SEXUEL
- La proportion totale de Françaises ayant été confrontées à au moins une situation -

v  Enfin, il est important de relever que pour beaucoup, il ne s’agit pas d’une lointaine expérience… 21% des Européennes ont été victimes d’une forme de violence sexiste ou sexuelle au cours des 12 derniers mois. Et dans le détail par pays, ce taux met globalement en lumière une plus forte prévalence de ces violences dans les pays latins comme l’Espagne et l’Italie, en particulier pour des interactions qui peuvent y être culturellement associées à de la séduction (remarques sur le physique, propos obscènes, invitations à diner, cadeaux gênants).
LA CONFRONTATION RÉCENTE À DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES
- L’exposition personnelle à différentes situations sur son lieu de travail -


2 – LE PROFIL-TYPE DES VICTIMES DES VIOLENCES SEXUELLES OU SEXISTES AU TRAVAIL 
Au regard de cette étude, les femmes actives sont loin d’être toutes exposées au même niveau de sexisme ou de harcèlement sexuel dans leur environnement professionnel. Au contraire, les travailleuses s’y avèrent d’autant plus exposées qu’elles sont jeunes, urbaines, discriminées pour leur orientation sexuelle ou leur religion, déjà victimes de violences sexuelles, employées dans un environnement de travail masculin ou forcées à porter des tenues montrant leur formes, leur poitrine ou leurs jambes.
Zoom sur le profil des femmes ayant vécu « au moins une » forme de violences sexistes et sexuelles au cours des douze derniers mois

L’analyse détaillée des réponses issues d’un échantillon d’une taille aussi importante permet en effet de mettre en lumière de nombreuses variables « lourdes » en matière d’exposition au sexisme ou au harcèlement sexuel au travail.
F Un « effet âge »
Quelle qu’en soit la forme (verbale, visuelle, physique…), ce sont systématiquement les femmes les plus jeunes qui rapportent le plus d’atteintes sexistes ou sexuelles au cours des douze derniers mois et ceci dans des proportions sans commune mesure par rapport aux femmes des autres générations. Ainsi, 42% des femmes de moins de 30 ans ont vécu « au moins une » forme de violence sexiste et sexuelle sur leur lieu de travail au cours de l’année précédant l’enquête, contre 28% des trentenaires, 24% des quadragénaires et 16% des quinquagénaires.
Cette surexposition des jeunes tient sans doute à une plus grande « vulnérabilité liée au manque d’expérience et d’assurance du début de l’âge adulte »(5) autant qu’à un état de forme qui les amènerait à occuper des postes plus exposés, en particulier dans les métiers en contact avec le public ou obligeant à porter des tenues montrant leurs formes (ex : commerce, hôtellerie, restauration…). Mais ces résultats vont aussi dans le sens d’autres explications avancées par Maryse Jaspard qui, au regard des données de l’ENVEFF (2000), expliquait cette sur-exposition des jeunes femmes par le fait qu’elle étaient, du point de vue des agresseurs, « plus conformes aux stéréotypes sexuels masculins » (6). En effet, cette enquête montre elle aussi une plus forte exposition des femmes correspondant aux stéréotypes morphologiques dominants tels qu’on peut le mesurer à travers l’indice de masse corporelle : les femmes ayant un IMC inférieur à la norme (29%) y étant deux fois plus exposées que celles situées au-dessus (17%). Ainsi, si dans le monde du travail, la ségrégation sur l’apparence joue nettement en faveur des personnes souscrivant aux critères de beauté dominants, elle joue en revanche en leur défaveur en matière de harcèlement sexuel.

F Un effet « ville »
Tout comme avaient pu le faire les enquêtes ENVEFF (2000) ou VIRAGE (2015) pour la France, cette étude met en évidence de fortes inégalités territoriales face aux violences sexistes et sexuelles faites aux travailleuses sur leur lieu de travail. En effet, la proportion de femmes ayant subi récemment « au moins une » atteinte sexiste et sexuelle est deux fois plus élevée dans le cœur des agglomérations – notamment dans les villes-centre (27%) ou les banlieues populaires (7) (26%) – que dans des territoires périphériques comme les communes rurales (18%) ou les villes isolées (19%).
Cet écart entre milieu urbain et rural tient sans doute à la logique d’anonymat inhérente aux grandes villes – qui y favorise des comportements déplacés qu’on ne s’autoriserait pas dans des territoires où les relations hommes/femmes sont plus soumises au regard des autres – mais aussi à la structure même de leur population, les catégories de la gent féminine les plus exposées à ce genre de violences étant sureprésentées dans les grandes agglomérations (ex : jeunes, minorités sexuelles, minorités culturelles, salariées dans des secteurs des services avec des contacts directs avec le public…).

F Un effet « minorités sexuelles »

Comme l’enquête CSF 2006 l’avait déjà montré sur les violences sexuelles au sens large, cette étude met en lumière une survictimation des bis et lesbiennes en matière de violences sexistes et sexuelles au travail : 36% d’entre elles en ayant subi au moins une au cours des 12 derniers mois, soit presque deux fois plus que les hétérosexuelles (21%). Et dans le détail, le différentiel avec les hétérosexuels est particulièrement fort pour certaines atteintes à forte connotation sexuelle (ex : propos obscènes, vidéos pornos…), sans doute à cause de l’image « sursexualisée » trop souvent accolée aux lesbiennes.
Allant dans le sens de précédentes études ayant mis en avant les brimades dont sont l’objet les couples lesbiens au travail (ex : proposition de plan à trois (8), ces résultats confirment l’idée selon laquelle les bis et lesbiennes souffriraient, dans un monde du travail valorisant assez peu l’anticonformisme, d’une double discrimination portant à la fois sur leur genre et leur sexualité.
F Un effet « minorités religieuses »
Cette enquête montre aussi un nombre beaucoup plus élevé de victimes dans les rangs des femmes appartenant à des minorités religieuses comme les musulmanes, ce qui a déjà été mis en lumière en France dans l’ENVEFF (2000) pour les femmes originaires d’Afrique ou dans l’enquête VIRAGE (2015) pour les descendantes d’immigrés. Ainsi, 40% des musulmanes ont vécu « au moins une » forme de violence sexiste et sexuelle sur leur lieu de travail au cours de l’année précédant l’enquête, contre 26% des protestantes et à peine 20% des catholiques.
Certes, cette surreprésentation des musulmanes parmi les victimes récentes doit s’expliquer par des « effets de structure » : la population musulmane étant surreprésentée dans les pans de la population les plus exposées à ces formes « d’harcèlement » (ex : jeunes, catégories populaires, grandes agglomérations). Mais elle met aussi en évidence les interactions entre les discriminations liées au genre et d’autres motifs comme les origines, la couleur de peau ou une religion réelle ou supposée.
F Un effet « victimes de violences sexuelles »
Confirmant les enseignements d’autres enquêtes (ex : VIRAGE 2015, IVSEA 2017, FULU 2017…) ayant mis en lumière la logique de cumuls de violences sexuelles dans plusieurs sphères au cours de la vie (ex : famille, travail…), cette étude tend à montrer que les femmes ayant fréquemment des rapports sexuels non désirés ont un risque de surexposition au harcèlement sexuel au travail. Ainsi, 41% des femmes dans cette situation ont récemment vécu « au moins une » forme de violence sexiste et sexuelle sur leur lieu de travail, contre à peine 16% de celles n’ayant jamais vécu ce type d’expérience.
Cette logique selon laquelle les violences sexuelles forment un continuum entre les différentes espaces de vie tient aux troubles cognitifs découlant d’une agression qui rendent les victimes plus vulnérables aux pressions d’un nouveau prédateur (9).

F Un effet « environnement et tenue professionnelle »

Enfin, l’étude montre que l’exposition à ces violences sexuelles varie beaucoup en fonction de facteurs liés plus directement à l’environnement professionnel tels que le niveau de mixité sexuelle au sein de l’établissement (ratio hommes/femmes), le contact direct avec le public (en face à face ou au téléphone) ou encore le port d’une tenue de travail obligeant les femmes à montrer leurs formes, leur poitrine ou leurs jambes.
Et il faut relever que si le port de ce type de tenue est assez marginal (6%) dans la population active féminine, les femmes qui y sont contraintes sont de loin celles qui ont été les plus exposées à ces agressions au cours de l’année (52% ont subi « au moins une » forme de violence sexiste et sexuelle sur leur lieu de travail, contre 19% de celles n’en portant pas).


3 – LE HARCELEMENT : UN PHENOMENE QUI N’IMPLIQUE PAS NECESSAIREMENT UN LIEN DE SUBORDINATION AVEC LE HARCELEUR 



v  Les résultats de l’enquête brisent certaines idées reçues selon lesquelles leurs auteurs seraient d’abord des personnes abusant de leur position d’autorité vis-à-vis d’une subordonnée.
En effet, dans la plupart des situations testées, seule une minorité de femmes déclare que l’auteur était un(e) supérieur(e) hiérarchique. La seule situation dans laquelle une fraction significative de femmes (à 34%) rapporte avoir été harcelée par un supérieur a trait aux pressions psychologiques exercées pour obtenir un acte sexuel en échange par exemple d’une promotion ou d’une embauche.
Les autres formes de violence sont soit le fait de collègues n’exerçant pas d’autorité hiérarchique – notamment les remarques gênantes sur le physique (à 46%) ou les propos à connotation sexuelle (à 38%) –, soit le fait de personnes extérieures comme des clients ou des fournisseurs (comme par exemple pour la réception de cadeaux gênants à 61%).

LA PERSONNE À L’ORIGINE DES SITUATIONS DE HARCÈLEMENT AU TRAVAIL

v  Plus largement, il apparaît que dans le monde du travail, le danger pour les femmes n’est pas limité aux seuls collègues de travail (supérieurs, égaux ou subordonnés) et encore moins à ceux ayant une position d’autorité. Une masse d’agressions sont le fait de personnes externes à l’entreprise (ex : visiteurs, clients, fournisseurs, passants, inconnus…), ce qui implique de lier davantage la problématique du harcèlement au travail aux autres formes de harcèlement sexuel tel le harcèlement de rue.
Sur ce point, il est d’ailleurs significatif de noter que les pays rapportant le plus de violences sexuelles ou sexistes au travail (Espagne, Allemagne) sont les mêmes où l’Ifop a recensé le plus de victimes de harcèlement sexuel dans les lieux publics[url=#_ftn10][10][/url].
De même, l’étude du profil des victimes met en avant une surexposition des femmes travaillant comme aide familiale dans une entreprise (37% ont vécu « au moins une » forme de violence sexiste et sexuelle au cours des douze derniers mois, contre 20% de celles protégées par le statut de salariée), ce qui induit là aussi une plus grande imbrication avec la problématique des violences conjugales ou intrafamiliales.

4LA RESIGNATION RESTE ENCORE LA REACTION LA PLUS REPANDUE AUX VIOLENCES DE GENRE AU TRAVAIL
v  De manière générale, les résultats montrent que face à ce type de violences, rares sont les femmes à adopter une stratégie active.

Certes, seule une minorité de victimes (entre 33 à 47% selon les situations testées) font le choix d’une stratégie purement « passive » en évitant de parler du problème à autrui, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur de leur entreprise. Mais si une majorité d’entre elles a parlé de sa dernière expérience à un tiers, c'est surtout à un proche ou à des collègues de même rang. Les femmes ayant adopté une stratégie « active » en parlant à un interlocuteur susceptible de régler le problème en interne (ex : supérieur hiérarchique, syndicaliste) restent peu nombreuses : 9% à 16% selon les cas.

Ainsi, seule une très faible minorité de victimes de harcèlement au travail parvient à briser le mur du silence qui paralyse tout particulièrement les femmes âgées ou ne disposant pas d’un niveau de vie leur permettant de prendre le risque d’un conflit avec leur hiérarchie.
A noter que ce ne sont pas les contacts physiques qui poussent le plus de femmes à en parler (ex : mains aux fesses…) mais les pressions psychologiques telles que des propositions de promotion ou d’embauche en échange de faveurs sexuelles. Toutefois, même dans ce derniers cas, à peine 16% des victimes osent en parler à un supérieur ou un représentant syndical. Les données montrent toutefois que les choses changent dans la mesure où l’on constate une indéniable libération de la parole chez les jeunes femmes de moins de 25 ans qui sont trois fois plus nombreuses (27%) que les seniors (10%) à avoir osé en parler à un supérieur ou un représentant syndical.

L’ÉVOCATION DE L’EXPÉRIENCE D’UN ACTE DE HARCÈLEMENT SEXUEL À UN TIERS 
 

 

LE POINT DE VUE DE LA FONDATION JEAN-JAURES
 

5 – UN  MONDE DU TRAVAIL QUI PEUT EGALEMENT ETRE LE LIEU DE RAPPORTS SEXUELS FORCÉS
v  Enfin, cette enquête a le mérite de montrer que les portes des entreprises ne protègent pas les femmes des agressions sexuelles les plus graves…
Au contraire, les  espaces de sociabilité professionnelle constituant plus que jamais un lieu de recrutement de partenaires sexuels (20% des femmes ont déjà eu une relation avec un collègue, 12% avec un supérieur et 8% avec un subordonné), l’environnement de travail apparaît comme un environnement propice à l’expression de rapports sociaux de genre où la « pression sexuelle » peut s’exercer dans le cadre de soi-disant jeux de séduction.
Ainsi, une proportion élevée de femmes (11%) admettent avoir déjà au cours de leur carrière un rapport sexuel « forcé » ou « non désiré » avec quelqu'un de leur milieu professionnel, c'est-à-dire soit qu’elles ont pu accepter alors qu’elles ne le souhaitaient pas vraiment,  soit qu’elles ont été forcées d’avoir contre leur volonté. Si ce chiffre est à distinguer de celui du viol au sens strict, il n’en met pas moins en exergue la « zone grise » qui peut exister autour du consentement dans un  environnement où ce dernier peut être extorqué dans un contexte de subordination, d’intimidation ou de manipulation.

LA RÉALISATION DE RAPPORTS SEXUELS CONTRAINTS AVEC QUELQU'UN DE SON MILIEU PROFESSIONNEL
 

v  L’analyse détaillée du profil des victimes de ce type rapports contraints confirme notamment la corrélation entre habillement et harcèlement et plus précisément l’idée selon laquelle imposer une tenue « sexy » accentue les risques de violences sexuelles. De toutes les catégories de travailleuses, c'est en effet dans les rangs des femmes soumises à des règlements vestimentaires leur imposant le port d’une tenue de travail mettant en valeur leurs formes (ex : talon, tailleurs...) ou certaines parties de leur corps (ex : jambes...) que l’on trouve le plus de femmes (33%) ayant eu des  un rapport sexuel « forcé » ou « non désiré ».
 

En termes de politiques publiques, cela soulève donc la question des tenues travail genrées qui peuvent accentuer la pression sexuelle sur les femmes en faisant des « objets de désir » stéréotypés, notamment dans des secteurs (ex : services publics, hôtellerie, restauration...) où elles sont directement en contact avec le public.
 

François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’Ifop.
 

À PROPOS DE L’ETUDE : 
Étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et la FEPS réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5 026 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. 




(1) Etude Ipsos Mori pour l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) réalisée en face à face entre avril et septembre 2012 auprès d’un échantillon de 42 000 femmes âgées de 18 à 74 ans personnes vivant dans un des 28 états membres de l’Union Européenne (méthode aléatoire).
(2) Étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et la FEPS réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 30 octobre 2018 auprès d’un échantillon de 6025 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
(3) Si certaines législations restrictives excluent que le comportement non verbal puisse être un élément caractéristique du harcèlement sexuel (Espagne, Royaume-Uni), ce n'est pas le cas en Allemagne où celui-ci intègre aussi des remarques verbales ou l’exposition à des contenus pornographiques.
(4) Étude Ifop pour VieHealthy.com réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 26 au 29 janvier 2018 auprès d’un échantillon de 2 008 femmes, représentatif de la population féminine résidant en France métropolitaine âgée de 15 ans et plus. La population investiguée intégrait les jobs d’été et les activités occasionnelles.
(5)Brown Elizabeth et Maillochon Florence (2003) « Espaces de vie et violences envers les femmes », Espace, Populations, Sociétés, 3, p. 309-321.
(6) « III. Les violences sexuelles », Les violences contre les femmes. La Découverte, 2011, pp. 63-84.
(7) Communes de banlieue dont la médiane de niveau de vie en 2014 est inférieur à 19 865 €/an (Fichier Localisé Social et Fiscal – 2014)
(8) Line Chamberland et Julie Théroux-Séguin, « Sexualité lesbienne et catégories de genre », Genre, sexualité & société [En ligne], 1 | Printemps 2009
(9) Muriel Salmona, Le harcèlement sexuel,  Que Sais-Je, 2019, p 43.
(10) Étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 30 octobre 2018 auprès d’un échantillon de 6025 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus résidant en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
par LYFtv-Paris
le Ven 16 Nov 2018 - 14:10
 
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Sujet: #metoo et la prostitution : les survivantes prennent la parole à Paris
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#metoo et la prostitution : les survivantes prennent la parole à Paris

Rachel Moran, Mickey Meji, Anne Darbes et Rosen Hicher, survivantes de la prostitution, seront à Paris ce 23 novembre pour le premier événement mondial #metoo et prostitution. A leurs côtés, Ashley Judd, actrice américaine, militante féministe pour la justice sociale, autrice, figure de #metoo et co-fondatrice de Time’s Up*, les assurera du soutien du mouvement féministe dans leur combat pour mettre fin à cette violence.

Les survivantes, Irlandaise, Sud-africaine, Françaises, seront rejointes par d'autres, pour dire à la tribune ce que le mouvement #metoo n'a pour l'instant pas été en mesure d'entendre. Les violences sexuelles dénoncées par le mouvement #metoo, harcèlement sexuel, violences physiques, psychologiques, agressions, viols, sont omniprésentes dans la prostitution. En outre, c'est dans la prostitution que se rejoignent tous les systèmes de domination : domination masculine, domination par la couleur de peau ou l'appartenance ethnique, domination économique. Ce sont toujours les plus vulnérables, qui constituent l'écrasante majorité des victimes. Cette majorité est aujourd'hui contrainte au silence, non parce qu'elle ne s'exprime pas ( voir nos témoignages ), mais parce qu'on ne l'écoute pas. Le 23 novembre, 300 personnes seront là pour l’écouter !

Au côté d'Ashley Judd, des associations française et internationales de lutte contre les violences faites aux femmes seront présentes. Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol prendra la parole, tout comme Ruchira Gupta, fondatrice d'Apne Aap, la plus grande association d'aide aux jeunes filles et femmes exploitées sexuellement en Inde.

Nous voulons aussi que les mensonges de l’industrie du sexe ne soient plus “gobés”(1) : La prostitution est une violence sexuelle et les agresseurs (proxénètes, « clients » prostitueurs) doivent être tenus pour responsables et sanctionnés pour les violences qu'ils infligent. Alors qu’une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a été déposée par le lobby pro-prostitution pour supprimer la pénalisation des “clients” prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, nous voulons dénoncer leur imposture qui consiste à faire croire que c’est la loi qui serait responsable des violences. Non, ce sont les agresseurs, proxénètes et “clients” prostitueurs, qui violentent et assassinent les personnes prostituées.

Avec cet événement, nous voulons que la majorité silencieuse, celle que nous rencontrons sur le terrain et dans nos permanences, soit enfin entendue. Que les milliers de victimes du système prostitueur soient protégées et accompagnées vers la sortie de la prostitution, comme le permet, si elle est pleinement appliquée, la loi de 2016.

*Time's Up est un mouvement contre le harcèlement sexuel fondé le 1er janvier 2018 par plusieurs célébrités d' Hollywood en réponse à l'effet Weinstein et au hashtag #MeToo.

(1)Témoignagne d’AngelK, survivante de la prostitution : “Les mensonges que l’industrie du sexe nous raconte, nous ne sommes pas obligéEs de les gober” http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/angel-k-les-mensonges-que-l


Un événement co-organisé par SPACE international, CAP international, le Mouvement du Nid et Osez le féminisme, avec le soutien d’Abolition 2012

Premières intervenantes

Ashley Judd : actrice américaine, figure de #METOO, co-fondatrice de Time’s up, militante féministe pour la justice sociale, et personnalité de l’année 2017 pour le TIME Magazine.

Rachel Moran : fondatrice de SPACE intl - Survivors of Prostitution Abuse Calling for Enlightment, auteure de “Paid For – My Journey Through prostitution”.

Rosen Hicher : initiatrice de la Marche de Rosen pour l’abolition de la prostitution. Co-fondatrice du Mouvement français des survivantes de la prostitution. Intervenante dans les stages de responsabilisation des clients de la prostitution.

Anne Darbes : Auteure du roman autobiographique « Le visage de l’autre »,   Anne Darbes a connu la prostitution en tant qu’homme puis en tant que femme.
par LYFtv-Politique
le Jeu 15 Nov 2018 - 18:08
 
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Sujet: La fondatrice de l'agence Mad&Women invitée du Forum Mondial de la démocratie
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La fondatrice de l'agence Mad&Women invitée du Forum Mondial de la démocratie

L'Agora de l'Aubette - 31 Place Kléber
Strasbourg


Carte Blanche à Christelle Delarue :
Femme et publicité, la fin du sexisme
 - lundi 19 Novembre 2018 à 18h
 
Dans le sillage de #MeToo, le Forum mondial de la démocratie sera consacré à l'égalité des genres et aux droits des femmes. Il abordera le sujet atour de la participation publique, politique et économique des femmes sur la lutte contre la violence à leur égard.
Directrice et fondatrice de l'agence Mad&Women, première agence de publicité féministe et engagée, Christelle Delarue :

  • décryptera l'image de la femme et de son corps et son utilisation dans la publicité

  •  racontera sa lutte pour faire émerger une nouvelle image de la femme dans la publicité et dans notre société. 



Engagée dans plusieurs combats pour supprimer les inégalités auxquelles les femmes font face, elle contribue à faire évoluer la démocratie et ne cessera le combat qu'une fois l'égalité hommes-femmes acquise à 100%.
À propos de Mad&Women

Fondée en 2012 par Christelle Delarue, Mad&Women, première agence de publicité engagée pour les droits des femmes, est spécialisée dans le conseil en matière de publicité 360° non sexiste et/ou stéréotypée, dans l'accompagnement des annonceurs sur les politiques internes des entreprises faisant levier sur la marque employeur, le mécénat et le sponsoring médias d'actions oeuvrant pour les femmes. L'agence fait partie du groupe Altavia depuis juillet 2018.
par Admin
le Sam 5 Mai 2018 - 16:02
 
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Sujet: En - Inventor of the Twitter Hashtag Talks About the Future We Want
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En - Inventor of the Twitter Hashtag Talks About the Future We Want

C.M. Rubin, Creator of The Global Search for Education and Founder of CMRubinWorld discusses the future of social media communications with Tribeca Disruptive Innovation Awards (TDIA) 2018 honoree Chris Messina. 
How will the multitude of tools we have at our fingertips continue to change communications as we know them now? Messina explains that more “children will grow up talking to a voice assistant of some kind (like Alexa or Google Assistant) and those same kids will live in hybrid versions of reality — mixes of the digital and the authentic — and will increasingly care less about which is which.” 
LYFtv news on YouTube (English version) :

Chris Messina invented the Twitter hashtag and has spent the last decade being a game changer with many other technological innovations including Drupal, Firefox, Flock, BarCamp, Google+, Uber Developer’s Platform and open web communities, to name but a few. He is also the Co-Founder of Molly.com.
Rubin and Messina discuss what AI will mean for living and learning with each other. Messina notes that we need to find ways to partner with our AI creations “to enhance life” and to create “more shared equity and prosperity”, so as to “enable humans to connect more deeply with one another.”  
Chris Messina is the inventor of the hashtag for social media. The hashtag has made mass communication simpler, cheaper and more accessible. It’s universal usage has empowered instantaneous social movements via social media such as #metoo, #NeverAgain and #blacklivesmatter, to name a few.
Read the full interview here
CMRubinWorld launched in 2010 to explore what kind of education would prepare students to succeed in a rapidly changing globalized world. Its award-winning series, The Global Search for Education, is a celebrated trailblazer in the renaissance of the 21st century, and occupies a special place in the pulse of key issues facing every nation and the collective future of all children. It connects today’s top thought leaders with a diverse global audience of parents, students and educators. Its highly readable platform allows for discourse concerning our highest ideals and the sustainable solutions we must engineer to achieve them. C. M. Rubin has published hundreds of interviews and articles discussing an expansive array of topics under a singular vision: when it comes to the world of children, there is always more work to be done.
Follow @CMRubinWorld  on Twitter
For more information on  CMRubinWorld
David Wine
CMRubinWorld
david(at)cmrubinworld(dot)com
Tag metoo sur LYFtvNews Tracking.aspx?Data=HHL%3d8085%3b%26JDG%3c%3b08-56%3f%26SDG%3c90%3a
par LYFtvForum
le Mar 17 Oct 2017 - 15:17
 
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Sujet: Projet de loi contre les violences sexuelles : vers la fin de l’impunité ?
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Projet de loi contre les violences sexuelles : vers la fin de l’impunité ?

Tag metoo sur LYFtvNews A251a6d6-2bca-48e3-b52c-f73770171277

Ces dernières semaines, les violences sexistes et sexuelles se sont invitées dans le débat médiatique et politique. Procès de Pontoise, « On n’est pas couché », une des Inrocks, Affaire Weinstein #Balancetonporc et #MeToo, autant d’évènements, de témoignages et de mobilisation qui attestent d’une prise de conscience collective. La société dans son ensemble ouvre enfin les yeux et les oreilles pour entendre ce dont les femmes témoignent quand on veut bien les écouter. Le message porté par les associations depuis des décennies commence à être reçu : nous connaissons toutes et tous des victimes, nous connaissons toutes et tous des agresseurs.  
 
Tant de témoignages permettent de mettre des visages sur une réalité pourtant bien connue :

  • Les violences sexuelles sont massives : 1 femme sur 8 a subi au moins un viol ou une tentative de viol au cours de sa vie. Ce sont donc 83 000 femmes qui sont victimes de viol ou tentatives de viol chaque année.
  • Ces violences sont peu dénoncées : la moitié des victimes ne fait aucune démarche et seulement 10% des victimes de viol portent plainte.
  • Elles sont peu condamnées : seulement 10% des plaintes pour viol aboutissent à la condamnation de l’agresseur. In fine, 99% des violeurs sont impunis.

 
Pour Danielle BOUSQUET, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité : « Il y urgence à mieux condamner socialement et judiciairement les violences sexuelles. La honte doit changer de camp ».
 
C’est pourquoi, le HCE salue l’annonce que viennent de faire Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’Etat chargée l’égalité entre les femmes et les hommes et Nicole BELLOUBET, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, d’un projet de loi prévoyant :

  • l’allongement des délais de prescription des violences sexuelles faites aux mineur.e.s ;
  • la fixation d’un âge minimal en dessous duquel le viol est constitué de fait ;
  • la verbalisation du harcèlement de rue.

 
S’inspirant de son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles , le Haut Conseil propose que ce projet de loi soit également l’occasion de :

  • préciser la définition des éléments constitutifs des agressions sexuelles et du viol, à savoir la violence, la contrainte, la menace ou la surprise (articles 222-22 et 222-22-1 du code pénal) ;
  • intégrer dans les soins pris en charge à 100% par l’Etat les soins dispensés aux victimes de violences sexuelles majeures, y compris l’accompagnement psycho-traumatique ;
  • renforcer l’accès au droit à l’indemnisation par les victimes ;
  • faciliter le recueil de preuves de violences en l’absence de plainte et leur conservation pendant une période raisonnable.

 
Cette avancée législative attendue devra s’accompagner d’un renforcement de la formation des magistrat.e.s et de l’ensemble des professionnel.le.s, de campagnes d’information permettant de sensibiliser le grand public, du financement des associations spécialisées qui accueillent et accompagnent les victimes. La lutte contre le sexisme sous toutes ses formes doit être au cœur de l’action publique
Tag metoo sur LYFtvNews 8e476754-6f65-46c5-965b-4d5be1054b95

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